L’insouciance du voyageur à l’égard des aléas et de la nécessité d’une assurance voyage… L’heure du voyage a sonné, la vie est belle, pas un nuage à l’horizon. Vous vous sentez l’âme d’un aventurier conquérant, l’esprit léger, le cœur en fête, et bien évidemment vous pensez qu’avec un moral frôlant le 7ème ciel, rien ne peut vous arriver…

Cet état d’esprit, je ne le connais que trop bien : à chaque voyage, je me sens pousser des ailes, je me sens invulnérable, invincible, persuadée que rien ne peut m’arriver… Résultat, à plusieurs reprises, je me suis payée le luxe de faire l’impasse sur une assurance voyage… Et plusieurs fois, je m’en suis mordu les doigts… J’ai appris à mes dépens que dans certains cas, une assurance voyage peut être bien utile !

2 cas où j’ai compris l’intérêt d’une assurance voyage

1/Hospitalisation au Cambodge en 2009

Mes déboires imprévus

En août 2009, je suis partie un petit mois au Cambodge, avec juste un billet d’avion en poche et mon sac sur le dos.
Mon voyage m’avait menée dans l’accueillante guesthouse Villa Koh Dach, sur l’île de la Soie, une petite île située sur le Mekong à quelques dizaines de kilomètres au Nord de Phnom Penh, la capitale. L’île de la Soie était pour moi une étape incontournable dans la découverte d’un Cambodge authentique. Mais une nuit, la fièvre est montée sans prévenir jusqu’à 40°, j’avais terriblement mal à la tête, au ventre, je grelottais malgré une température extérieure dépassants largement les 30°C. Pire, j’avais des vertiges dès que je me levais… Cette nuit fut l’une des plus longues de toute ma vie… La veille encore j’étais bien et rien ne laissait présager l’apparition de tels symptômes…

Mekong, île de la Soie

Au matin, Roger, le très sympathique propriétaire de la guesthouse, a fait venir en urgence un infirmier de l’île. Si une île authentique et rurale à l’écart de la ferveur urbaine a largement de quoi séduire la globe-trotteuse que je suis, en revanche, le jour où il arrive un pépin de santé, on comprend vite que le manque d’infrastructures médicales peut devenir un problème…
Après auscultation, l’infirmier a eu du mal à se prononcer mais craignait le grippe aviaire… A ses seuls mots je me voyais déjà mise en quarantaine… Le voyage était en train de tourner au cauchemar. Un taxi a été appelé pour m’emmener dans une clinique privée à Phnom Penh, l’un des seuls endroits où il y avait un médecin parlant français. J’ai été chargée à l’arrière du véhicule, tenant à peine debout. Sur le trajet, j’étais à demi consciente.

assurance voyage : Nathalie peu après l'hospitalisation

Arrivée à la clinique, j’ai été rapidement prise en charge par le médecin. En fait, je n’avais pas la grippe aviaire mais je souffrais d’une déshydratation aiguë avec fièvre et tension à 8. Il fallait que je sois soignée tout de suite pour ne pas courir le risque d’une situation plus grave encore. J’ai été mise sous perfusion et hospitalisée la soirée (au Cambodge ils ne gardent pas les malades plus longtemps que nécessaire) avec une infirmière veillant toutes les heures que la fièvre descende et que ma tension remonte.
Par la suite, pendant plusieurs jours, j’ai été considérablement affaiblie avec un traitement à prendre.

Cette fois-là, n’ayant pas d’assurance voyage, j’ai dû payer les frais d’hospitalisation et les médicaments sur place. Heureusement, contrairement à certains pays lointains, ces frais n’ont pas atteint des sommes faramineuses. Mais, que ce serait-il passé si l’hospitalisation avait duré plusieurs jours ou si j’avais dû être rapatriée ?… Quel prix aurais-je dû payer pour avoir simplement voulu faire l’économie d’une assurance voyage ?

Zen ave une assurance voyage

 

Les avantages d’une assurance voyage dans le cas d’une hospitalisation

Si je m’étais montrée prévoyante, j’aurais pris une assurance voyage avant mon départ chez Mondial Assistance par exemple. Cela m’aurait évité bien des tracas puisqu’en choisissant le contrat adapté à ma façon de voyager, j’aurais bénéficié de :

  • la prise en charge des frais d’hospitalisation sur place
  • la prise en charge des frais médicaux sur place
  • et, en cas d’hospitalisation plus longue, la prise en charge d’un billet aller-retour pour un membre de ma famille avec remboursement de ses frais d’hébergement.

Nathalie, pas encore remise de son hospitalisation

 

2/ Paludisme au Kenya en 2011

Insouciance quand tu nous tiens…

L’expérience au Cambodge ne m’ayant certainement pas suffisamment servi de leçon, voilà qu’au Kenya, j’ai encore joué l’effrontée en omettant sciemment de cocher la petite case « souscrire à une assurance voyage ».
Une nouvelle fois, tout à la perspective d’un safari magique à la rencontre des fauves et autres habitants de la savane, j’avais la baraka et j’étais persuadée que j’étais à l’abri de tout mauvais coup du sort.

Lionne safari Kenya

Oh bien sûr, je savais que le Kenya était une zone avec un risque de paludisme. J’avais pris les précautions d’usage et pour moi, malgré la chaleur, pas question de porter autre chose que des manches longues et un pantalon long à la nuit tombée. Je traînais même dans mon sillage un parfum douteux dû au fait que j’avais pulvérisé tous mes vêtements avec un répulsif adapté.

Nathalie avant paludisme

Cela ne m’a pas empêchée d’attraper le paludisme en plein brousse dans un camp de toile, loin de tout… J’avais une fièvre de cheval, des douleurs terribles dans tout le corps, une diarrhée bien plus aiguë qu’en cas de simple tourista, et j’avais froid sous 8 couvertures alors qu’il faisait 35°C dehors…
Les guides Masaï m’ont tout de suite emmenée consulter un médecin dans l’un des lodges de luxe du Masaï Mara. Le test a révélé immédiatement le paludisme, mais une forme de paludisme se soignant très bien. Le médecin m’a immédiatement donné un traitement, m’assurant que cela serait suffisant.

Mais au bout de quelques jours, mon état laissant toujours sérieusement à désirer, j’ai décidé à contrecœur d’écourter mon voyage et de rentrer pour faire les examens nécessaires pour ne pas prendre de risque.

Nathalie après la crise aiguë de paludisme

 

Le caractère essentiel d’une assurance voyage en cas de paludisme

Au final, j’ai dû payer la consultation du médecin, le traitement, le vol intérieur pour regagner la capitale et les frais médicaux à mon retour, alors qu’avec une assurance de voyage adaptée, j’aurais été bien assistée avec :

  • la prise en charge des frais médicaux
  • une assistance dans le transfert ou le rapatriement médical
  • l’organisation et la prise en charge du rapatriement
  • le remboursement des jours de voyage non utilisés

Assurance voyage Mondial Assistance

Après ces 2 expériences (comme dit le proverbe, « il faut être pris pour être appris »), je pense que je ne ferai plus l’impasse d’une assurance voyage et avant de partir à l’autre bout du monde, je prendrai mes précautions en étudiant les différents types de contrat possibles.

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