En arrivant sur la Côte d’Azur pour commencer ma nouvelle vie, je m’étais créé une lifelist dont je parle dans l’article Voyage à durée indéterminée pour me bouger les fesses et ne pas tomber dans une routine mortelle métro-boulot-dodo.
Je suis loin d’avoir atteint tous mes objectifs mais le n°16, essayer une via ferrata, est rempli !

Via ferrata de Lantosque

 

La via ferrata, c’est quoi ?

La via ferrata est une activité sportive située entre l’accrobranche et l’escalade. Contrairement aux voies en escalade, le parcours de la via ferrata est équipé de ponts de singe, d’échelons, de passerelles aériennes, de câbles et de mains courantes, qui lui donnent le même caractère ludique que l’accrobranche mais en plus difficile et beaucoup plus vertigineux étant donné qu’on évolue le long d’une paroi rocheuse naturelle ou à flanc de falaise.

Moins technique (à priori) que l’escalade, la via ferrata permet au plus grand nombre de goûter aux délicieux vertiges de la verticalité !

Câble en via ferrata

 

D’où vient la via ferrata ?

Je l’ignorais mais la via ferrata est d’origine italienne et n’a pas été initialement créée pour diversifier les activités sportives et développer le business touristique. Non à l’origine, la via ferrata servait à faciliter le passage et le cheminement des hommes lors de la première guerre mondiale.

Ce n’est qu’en 1988 que la première via ferrata du genre ludique voit le jour en France. Depuis le nombre de pratiquants de cette activité n’a cessé d’augmenter.

Échelons sur la via ferrata de Lantosque

 

Ma première via ferrata : WAOUOUHHHH !

Ce n’est pas parce que la via ferrata est « tout équipée » que le parcours est de tout repos ! Les via ferrata, comme les voies d’escalade, sont classées par niveaux de difficulté.
Par chance, la via ferrata la plus facile des Alpes Maritimes est celle de Lantosque, je dis par chance car c’est aussi celle qui est réputée être la plus belle ! Je m’inscris donc à une sortie en groupe (limité à 8 personnes) organisée par Bernard, un guide de via ferrata, pour tester celle de Lantosque.

Nathalie sur un câble en via ferrata

 

Je tiens à préciser que pour les débutants, il est essentiel d’être accompagné d’un guide en via ferrata ou au moins d’une personne expérimentée dans l’activité car si la via ferrata est accessible à (quasiment) tous, elle n’en est pas moins exigeante en matière de sécurité. Et puis sans guide, j’aurais eu l’air bien con, une fois mon matériel loué, avec ma longe, mon baudrier, ma poulie pour la tyrolienne et mes mousquetons ! Croyez-moi, j’étais contente d’être bien accompagnée ! Et d’apprendre comment bien m’assurer !

Via ferrata, parcours

 

La difficulté de la via ferrata est progressive, ce qui se laisse le temps de se mettre en jambes ! J’ai adoré l’ambiance style canyon tropical, les nombreux passages où on surplombe le torrent bouillonnant, la traversée de gorges tapissées de mousse et de fougères… Et surtout, je me souviendrai toujours de ces montées d’adrénaline en étant :

  • en équilibre sur un câble au-dessus du vide,
  • sur une passerelle instable,
  • en dévers…

La cerise sur le gâteau de cette via ferrata de toute beauté est la tyrolienne finale (ou l’immense pont de singe pour ceux qui ne veulent pas se laisser glisser dans le vide !) qui, là encore, nécessite quelques explications pour la mise en place de la poulie sur le câble et des mousquetons.

Pont de singe final de la via ferrata

 

Quelques conseils pour bien vivre sa première via ferrata

  • Même si vous pouvez louer le matériel à l’entrée de la via ferrata (12€ pour celle de Lantosque), pensez vous munir de gants de jardin si vous en avez pour éviter que vos mains n’en prennent un coup. À défaut de gants de jardin, des mitaines de cycliste ou de fitness feront tout aussi bien l’affaire.
  • Évitez les chaussures à semelle lisse, choisissez a minima des baskets avec des semelles qui accrochent bien ou des chaussures de rando souples à semelle crantée
  • Si vous prenez un appareil photo, accrochez-le bien !
  • Emportez de l’eau dans un petit sac peu gênant pour évoluer le long du parcours.

Via ferrata, suspendue dans le vide

J’avais adoré l’escalade en falaise à Madagascar, j’ai adoré la via ferrata. Et j’espère avoir l’occasion d’en tester d’autres l’année prochaine !

Bien sûr, un grand merci à Bernard pour sa patience, sa pédagogie, sa générosité, son humour décapant et ses prises de vue : un guide en via ferrata vraiment extra !

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