Bénévolat pour une ONG à Madagascar
Comment décide-t-on de voyager utile ?
J’ai commencé à voyager parce que j’avais envie de découvrir d’autres horizons, de voir le monde, de capter les ambiances magiques de l’ailleurs… Si mes premiers voyages routard m’ont permis de vivre des aventures rythmées par des rencontres imprévues, ils m’ont aussi ouvert les yeux sur la réalité des choses, celle que les brochures et agences touristiques n’évoquent jamais pour ne pas ternir l’image idyllique de ces destinations féeriques qu’elles nous vendent à coups de superlatifs imprimés sur du papier glacé…

J’ai découvert que :
- certains peuples (sur)vivent avec moins de 2$ par mois,
- des enfants n’ont ni vrais repas ni soins médicaux,
- des habitants déjà en détresse sont chassés de chez eux, leur terrain étant requis pour la construction d’un resort luxueux,
- dans certains pays les filles ne vont pas à l’école,
- les enfants doivent seconder leurs parents aux travaux des champs
- l’enfance n’est pas une période insouciante dans certains pays gangrénés par la corruption…

Oh, bien sûr, je savais déjà tout ça, les medias chez nous se nourrissant des catastrophes et misères du monde mais il y a une différence entre le savoir et le voir et le le vivre de ses propres yeux… Alors un jour, j’ai eu envie de profiter de l’extraordinaire chance que j’ai de voyager pour me rendre utile.

Comment partir en mission humanitaire quand on est « Monsieur ou Madame tout le monde » ?
A la recherche d’une ONG adaptée
J’ai fait de nombreuses recherches pour m’engager dans une action à vocation solidaire à l’étranger durant mes congés. N’étant ni médecin, ni infirmière et ne disposant en tout et pour tout que de 3 ou 4 semaines, il n’a pas été facile de trouver une ONG cherchant des bénévoles sans qualifications particulières. En effet, le bénévolat humanitaire s’est fortement professionnalisé ces dernières années et les ONG demandent bien souvent des spécialistes de la coopération internationale et une disponibilité de plusieurs mois, surtout pour les missions urgentistes.
Je suis finalement tombée sur Planète Urgence, association à l’origine du congé solidaire, qui permet à des volontaires comme vous et moi de partir effectuer des missions pour une durée courte (de 2 à 4 semaines), missions qui sont à vocation solidaire dans le sens où elle vise à renforcer le développement dans des domaines variés : éducation, photographie, informatique, comptabilité, aménagement, environnement…

Le coût d’une mission avec Planète Urgence quand on est un particulier
Je ne vais pas vous le cacher, partir en mission avec Planète Urgence, quand on est un particulier est loin d’être gratuit et demande un réel effort d’investissement. En effet, si les frais de nourriture et de logement sont pris en charge, il faut néanmoins payer :
- le coût du billet d’avion
- les frais de vaccination et de visa (selon la destination)
- le « don » de 1500 € (en 2008 ; ce montant a augmenté depuis !) à Planète Urgence pour couvrir les frais de mission, de coordination et de structure.
Alors bien sûr, tous ces frais sont déductibles des impôts à hauteur de 66% quand on est imposable, mais il n’empêche qu’au départ, il faut pouvoir avancer de telles sommes, ce qui n’est pas rien ! Mais je voulais vraiment partir alors j’ai décidé de créer des cartes de voeux avec mes propres photos afin de pouvoir financer une partie de ma mission.

Ce qu’il faut savoir avant de partir
Avant d’envisager ce type de volontariat international, il faut avoir en tête quelques petites choses :
- Partir en mission humanitaire, même sur une durée courte de 2 à 4 semaines, ce n’est pas partir en vacances, c’est un engagement, avec des contraintes à respecter.
- Une ou deux journées de formation à Paris sont prévues avant le départ.
- Sur place, en cas de pépin, il y a une structure locale partenaire et un responsable-pays.
- Les conditions de vie ne sont pas les mêmes que chez nous, et l’hébergement, aussi accueillant soit-il, n’est pas un resort de luxe.
- Mieux vaut avoir voyagé un peu en routard avant afin de ne pas être pris au dépourvu par le manque de confort (relatif), l’impossibilité sur certaines missions de ne pas pouvoir utiliser son téléphone portable (pas de réseau)…
- Le travail de la mission s’effectue du lundi au vendredi et les week-end sont libres, ce qui permet de visiter un peu les alentours.
- Au retour, il faut rendre un rapport détaillé à Planète Urgence des actions entreprises sur place.

Le choix de ma mission de volontariat
Quel pays ? Quelle thématique ?
Planète Urgence propose des missions dans différents pays et dans différents domaines. Après avoir hésité avec une mission consacrée à la faune, je me suis orientée vers une mission en faveur des enfants à Madagascar, sûrement parce qu’au cours de mes précédents voyages, j’avais été frappée par les conditions de vie des enfants…
Dans quel cadre ?
Je suis donc partie 3 semaines en août 2008 au Sud-Est de Madagascar, à Saint-Augustin, un petit village de brousse loin de tout… Pendant toute la durée de la mission, j’ai logé au Longo Mamy dans un petit bungalow fort sympathique au bord du fleuve.
Mon intervention
Ma mission consistait à proposer à Victorien, l’animateur pour les enfants de la bibliothèque du village :
- des améliorations de la gestion de la bibliothèque
- des ateliers ludiques autour de la langue française
- des animations socio-éducatives diversifiées autour du livre
- des jeux pour favoriser l’échange culturel

Le déroulement de ma mission solidaire, concrètement
J’avais pris soin d’emporter dans mes bagages autant de coloriages, de photocopies d’exercices de français ludiques, de crayons de couleur, de papier et de fournitures que possible car là-bas les moyens sont limités…
La bibliothèque est une pièce assez sombre, dans laquelle il fait très chaud en pleine journée, avec des étagères remplies de livres, quelques tables et bancs de fortune. C’est là que je travaillais tous les matins et tous les après-midi en compagnie de 20 à 40 enfants âges de 4 à 16 ans, et croyez-moi, cela n’a pas été de tout repos étant donné l’écart d’âge important et les différences de niveau en français ! J’avais pris soin de regrouper les enfants en petits ateliers pour varier les activités en fonction de leur niveau.

Le matin était consacré à des activités « studieuses » : lecture collective d’un livre en images, coloriages pour les plus petits, exercices de français en images pour les plus grands, apprentissage de chansons, jeu « Dessinez c’est gagné », « Memory », décoration de la bibliothèque, fabrication de scoubidous, de colliers de perles, activités manuelles…

L’après-midi était plus ludique avec des jeux extérieurs pour permettre aux enfants de se défouler : balle au prisonnier, balade jusqu’à une source pour se baigner, chat perché…

Une expérience d’un richesse inégalable
Pendant 3 semaines, le rythme a été intensif car chaque soir, il me fallait préparer les activités du lendemain. Mais j’ai vécu à Saint-Augustin 3 semaines inoubliables qui ont défilé à folle allure !
Curieux, avides de connaissances, solidaires entre eux (les plus grands aidant les plus petits avec une grande patience), respectueux, ayant toujours envie de lire un livre, les gamins étaient attachants et m’ont eu vite adoptée au CLEF. Les moments de partage ont apporté leur lot d’émotions : j’étais venue là pour apprendre des choses aux enfants mais ils m’ont autant donné que je ne leur ai appris… Mais j’aurai l’occasion de vous raconter quelques-uns de ces moments fabuleux plus en détail dans d’autres articles…

En tout cas, cette expérience m’a enrichie, m’a permis de grandir, m’a énormément appris sur les autres comme sur moi-même, et même si je n’ai pas sauvé le monde en 3 semaines, j’ai donné un petit coup de pouce et apporté quelques moments de bonheur dans des vies d’enfants, et ça, ça vaut tout l’or du monde !
Inutile de vous dire que j’ai quitté Saint-Augustin le coeur serré…










Bonjour,
superbe site; j’ai eu l’occasion de partir avec PU en Avril 201O pour une mission de 15 jours à Tana. Depuis Madagascar ne m’a plus quittée. Les liens tissés sont trop forts. J’y suis retournée en 2011; j’y retourne en Août 2012 en vacances avec mon mari, mais pour revoir les personnes que j’ai rencontrées et les écoles que je parraine depuis…
Bonsoir Catherine,
Je partage ton sentiment sur Madagascar : je n’oublierai jamais les moments partagés avec les enfants lors de mes 2 voyages à Mada…
Quelle mission as-tu fait ?
Où vas-tu à Mada en août ? Quelles écoles parraines-tu ?
Bonjour Nath,
Bravo pour ton initiation, j’ai moi-même voulu partir en mission humanitaire mais à l’époque j’étais au chômage et le voyage m’aurait coûté trop cher. Je trouve dommage qu’il faille autant d’argent pour pouvoir aider les autres.
C’est certainement pour une question d’abus, pour ne pas confondre aide humanitaire et vacances à l’étranger.
Sinon merci pour ton joli site qui donne envie de voyager.
Je te souhaite beaucoup de voyages et de belles rencontres.
Virginie
PS : Merci d’avoir signé la pétition pour les abeilles.
Pétition contre les pesticides neonicotinoides : http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html
Bonsoir Virginie,
Tu as raison pour le coût d’une telle mission : c’est vraiment cher ! C’est pour cela qu’à l’époque j’avais vendu des cartes de voeux pour financer cette mission.
C’est aussi pour cela que depuis cette mission j’ai, quand j’ai pu, privilégié les petites structures et les expériences plus spontanées avec étude des besoins sur place
De rien pour la pétition : j’ai tellement l’impression que c’est peu de chose dans un monde qui massacre la biodiversité… J’aimerais pouvoir faire tellement plus….
Je désire partir activement afin de participer a votre projet, et ce, pour une période allant de 4 a 6 mois.
J’ai 53 ans, en pleine forme, ancien chef d’entreprise et serai prêt a accepter toute mission que vous me proposerez afin d’aider les populations locales.
pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez me contacter sur mon adresse mail ou au 06 48 22 65 56
cordialement.
PS: je désirerai partir courant septembre
Bonjour,
J’ai effectué cette mission avec l’organisme Planète Urgence donc si vous souhaitez participer à ce genre de mission, je pense qu’il est préférable que vous consultiez leur site internet et que vous vous mettiez en rapport avec eux.
En vous souhaitant d’atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé
Etant originaire de mada, j’ai aussi effectué une opération pour participer à la création d’une école du côté d’antsirabe, pas loin du village d’origine de mon père. Ce fut surement une des périodes les plus enrichissante de ma vie, les enfants étaient très accueillant et particulièrement taquin avec moi, qui venait de France. Et oui la bas il n’y a pas que les « blancs » que l’on appel vazah ahah 2-3 mot en gasy et puis c’était oublié.
Ton expérience a dû être fabuleuse ! Je garde un excellent souvenir de Mada, une île tellement magique, tellement riche et enrichissante…
6O ans en retraite, ex cadre bancaire, titulaire d’un DESS en sc éco, je peux enseigner le français, les maths
j’aime les enfants et m’adapte facilement dans un nv milieu; ayant déjà baroudé il ne m’est pas difficile de m’acclimater aux conditions locales offertes
je souhaiterais exercé une mission entre 2 et 4 semaines à Madagascar au cours de l’été prochain
Bonsoir,
Je ne peux malheureusement pas répondre à votre demande : je ne suis pas organisatrice de ce genre de missions. Il faut vous adresser directement à l’organisme en question.