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Mes pires galères en voyage
Le voyage, c’est fort en Aventures !
Voyager en routard, c’est génial car on est totalement libre de faire ce qu’on veut quand on veut, de changer d’itinéraire en cours de route, de rester plus longtemps dans un endroit qu’on aime, de fuir un lieu dans lequel on ne se plaît pas… En d’autres termes, voyager en routard, c’est partir à l’aventure !
Mais qui dit aventures dit aussi imprévus, il faut avoir cette dimension en tête avant de renoncer au voyage formaté pour céder au charme du voyage routard… Car sinon gare aux sérieuses déconvenues ! Tout peut arriver en voyage, le meilleur comme le pire !… Allez, je vous vois venir, vous vous demandez quelles galères j’ai bien pu vivre lors de mes voyages… alors voici un petit échantillon !
Galères, galères…
1# Une partie de la nuit dans une station-service au Costa Rica
En partance de Manuel Antonio à côté de Quepos à destination de Puerto Jimenez en bus.
Lever 4H du matin pour prendre un premier bus de Quepos à San Isidro, puis une correspondance de San Isidro à Golfito. Mais à Golfito, plus de ferry pour Puerto Jimenez avant le lendemain matin… L’ambiance à Golfito étant moyenne, je trouve un bus pour Chacarita, où je suis censée prendre un bus à 18H pour Puerto Jimenez.
Le hic, c’est que ce fameux bus de 18H n’est jamais passé et que j’ai découvert que Chacarita, paumée au milieu de nulle part, se résume en fait à une station-service ! La nuit est tombée depuis bien longtemps… je me vois déjà passer la nuit dans la station-service, ça tombe bien j’en rêvais !!!
Heureusement une Costaricaine fort sympathique, qui attendait le même bus fantôme, a négocié un tarif dans une voiture particulière qui passait par là et m’a emmenée chez elle où j’ai pu passer le reste de la nuit étant donné qu’elle avait des chambres à louer. C’est la providence qui l’a envoyée !
2# Déshydratation aiguë au Cambodge et séjour en clinique
Une semaine après être arrivée au Cambodge, alors que j’étais sur l’île de la Soie, une nuit, j’ai attrapé de la fièvre, je me suis mise à délirer, ma tension a chuté à 8… C’était à l’époque de la grippe A… Sur le coup, je me suis vu mise en quarantaine !
Il a fallu m’emmener rapidement dans une clinique à Phnom Penh où il y avait un médecin qui parlait français. Diagnostic : déshydratation aiguë. J’ai été mise sous perfusion quelques heures avant de pouvoir ressortir. Les jours suivants, affaiblie, j’ai dû modifier un peu mes plans.
3# Bloquée par le volcan Islandais Eyjafjöll
Chengdu en Chine… Je suis prête à reprendre l’avion pour rentrer chez moi quand le personnel au sol de la compagnie aérienne vient m’annoncer que je peux prendre mon vol Chengdu-Canton mais que je vais être obligée de rester à Canton car tous les aéroports d’Europe sont fermés ! Tous les aéroports d’Europe fermés ???? Je crois à une mauvaise blague, il n’en est rien ! Ayant été « coupée du monde » pendant mon voyage en Chine, j’ignorais tout du réveil du volcan ! Résultat : bloquée pendant une semaine à Canton !
Tous les jours, je faisais l’aller-retour entre l’hôtel en face de l’aéroport – où le consul avait regroupé tous les français bloqués – et l’aéroport pour voir si les vols allaient reprendre et pour essayer d’avoir des infos : c’était ma sortie de la journée !
4# Victime du paludisme au Kenya
Là j’ai eu la peur de ma vie ! J’étais sous tente safari dans le Masaï Mara quand le paludisme s’est déclaré : fièvre, chute de tension, des douleurs partout jusque dans les doigts, froid sous 8 couvertures, diarrhée aiguë, fatigue immense… J’ai dû aller consulter d’urgence un médecin dans un lodge non loin de là : il m’a tout de suite fait le test de la goutte de sang. Diagnostic sans appel : paludisme. Les jours d’après, mon état était en dents de scie. J’ai bien cru que j’allais y passer… J’ai dû écourter mon séjour et rentrer d’urgence en France pour aller dans un centre des maladies tropicales et infectieuses. J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre mais j’ai eu de la chance car j’ai eu une forme de paludisme qui ne reste pas dans l’organisme.
Sur le coup, je n’avais plus du tout envie de voyager… Mais depuis, le virus du voyage m’a repris et je compte bien repartir !










Aaaah le paludisme… Tu n’avais pas eu l’obligation de prendre des anti paludiens avant ton départ ? En tout cas, ca doit être sacrement flippant quand on réalise que l’on est atteint de cette maladie qui tue tant de personnes dans le monde.
Bonjour Julien,
Oui, c’est flippant surtout quand on est loi de chez soi, mais j’ai été très bien soignée.
Les anti-paludéens n’évitent pas toutes les formes de paludisme.