Il y a quelques jours, je me suis inscrite sur Instagram. Enfin, me direz-vous ! Je vous accorde que j’ai mis du temps à me décider à créer ma galerie de blogueuse sur ce réseau que tous, blogueurs comme particuliers, se sont approprié. Évidemment, vous vous en doutez si vous suivez mon blog, j’ai orienté ma galerie sur la faune sauvage et les paysages fabuleux de notre monde, et toutes les photos sont les miennes. D’ailleurs, n’hésitez pas à me suivre pour découvrir de belles images, je serai ravie de vous retrouver aussi sur Instagram !

Si le réseau Instagram a pour but de partager ses photos, en ce qui me concerne, il m’a fait l’effet d’un électrochoc…

MA GALERIE INSTAGRAM
(Cliquez sur les images ci-dessous pour me rejoindre sur Instagram)

  • Prendre le bateau pour voguer dans un paradis blanc danshellip
  • Sur la route rencontre imprvue avec une colonie de lionshellip
  • Le bout du monde cest l je lai trouv !!!hellip
  • Pour trouver ce genre de paysage grandiose pas besoin dallerhellip
  • Les yeux dans les yeux Vivre le Queyras au plushellip
  • Lever de soleil derrire la brume matinale dans le secrethellip
  • Nestil pas mignon ce lion de mer lzardant au soleilhellip
  • Un voyage en van ne permet pas seulement dexplorer unhellip
  • Mes marmottes dans un remake de FIGHT CLUB  SOShellip
  •  Punta Tombo cest noir de manchots de Magellan !hellip
  • Le Col dAgnel les pieds dans la neige juste avanthellip
  • Vide Verticalit Adrnaline La via ferrata je ne sais pashellip

Instagram, agitateur de rêves…

Le feulement du vent dans les herbes jaunes de la savane africaine. Le face-à-face excitant avec un lion, un guépard, un léopard. Le sentiment d’être seule au monde face à l’immensité de l’océan, face à aux sommets coiffés d’un chapeau de neige. L’attente. L’effort de la marche. Les transports chaotiques. L’odeur du bush. Le regard d’un guépard dans les starting-block. Les premiers pas d’un bébé lycaon. La tendresse d’une maman hyène envers ses petits. Le bruit du silence. Le bruit du désert. De la jungle. Des vagues. De la vie nocturne. Le clapotis de mes rêves endormis remontant en surface…

Sur Instagram, il y a de tout et de rien. Mais il y a surtout des images de folie, prises par des personnes qui ont étreint leurs rêves de toutes leurs forces. Sans rien lâcher. Refusant de céder à la routine d’un système vomissant des règles de vie contre-nature.

Et là, je me suis pris un électrochoc en pleine gueule. Un électrochoc qui m’a secouée de l’intérieur. Qu’ai-je donc fait de mes rêves ?…

rêve de voyage

Douloureuse prise de conscience

Quand j’ai commencé à voyager, je rentrais à peine de voyage que je pensais immédiatement au suivant. Je pensais voyage, je respirais voyage, je dormais rêve de voyage. Avant. Pendant. Après. Et rien ne me rendait aussi vivante que le voyage. Exaltée. Passionnée. Toujours avide de rencontres. Cherchant à figer chaque instant dans mon objectif, comme si le simple fait de figer l’instant pouvait en augmenter la durée de vie… J’avais des étoiles plein de les yeux. Des rêves plein la tête. Je me sentais vivante.

vivre pour voyager

Sauf que la vie active est passée par là. Et comme on t’apprend très tôt que pour être heureux, il faut travailler dur, gagner de l’argent, trouver ta moitié, faire des bébés, faire construire ta maison, choisir le chien qui va bien avec le jardin… tout ça, et en plus, pas dans n’importe quel ordre ! J’ai essayé, j’ai travaillé et je travaille toujours dur pour gagner de l’argent, ni plus ni moins que la moyenne. Mais je me suis arrêtée là, car je suis incapable de rentrer dans le moule. Je n’ai jamais su faire les choses comme il faut. Comme il aurait fallu. J’ai trouvé une autre façon d’être heureuse. Du moins c’est ce que je croyais. Je me suis persuadée qu’en travaillant dur, cela compenserait le fait de ne pas avoir été plus loin dans le schéma classique (famille + maison + chien). J’ai couru après une pseudo reconnaissance pour masquer un complexe d’infériorité. Je me suis persuadée qu’en voyageant durant mes 5 semaines annuelles de congés, qu’en me nourrissant autant que possible de nature, de grands espaces et de sommets, tout allait bien.
Sauf que je me suis perdue en chemin. Sauf que j’ai oublié de m’écouter un peu. De prendre soin de moi. Soin d’un capital santé fragile et d’un capital temps tout aussi précieux. Je n’ai même pas voulu voir ni entendre les signaux d’alerte envoyés par mon corps, fatigué de devoir tenir en équilibre permanent sur une corde raide. Je me suis acharnée pour avoir une vie à peu près dans la normalité des choses.

Sauf qu’Instagram a réveillé en moi des rêves éteints. Des souvenirs. Des parfums. Des envies de mettre les voiles qui me filent des frissons… L’électrochoc de ne pas avoir dessiné le meilleur schéma de vie pour moi.

réflexion sur le voyage

L’impasse : quel choix pour demain ?…

J’ai voulu rentrer dans un schéma classique quand bien même ce schéma n’était pas bon pour moi. J’en suis là. Avec mon CDI sécurisant. Avec mon chouette appart’ avec vue mer acheté l’année dernière. Dans une région que j’adore. Alors que j’aurais dû larguer les amarres pour vivre sur la route. Aider des orphelins. Agir pour protéger cette faune sauvage qui me fait tant vibrer. Me remplir de vie.

protection de la faune

Mais est-il envisageable de tout quitter ? Alors que je ne suis plus depuis longtemps dans cet âge de la vie où tu pars vadrouiller dans le monde avant de rentrer dans la vie active et de t’installer. Est-ce vraiment sérieux ? Que se passera-t-il plus tard si je n’ai pas travaillé aussi dur que la société le demande ? En même temps, puis-je continuer ainsi d’avancer à cloche-pied vers le bonheur quand il serait possible de sauter à pieds joints dedans pour mieux m’éclabousser le visage et être ivre de vie ? J’en suis là avec mes questions à la con qui me font tourner en rond…

sauter dans le bonheur

Je vous ai menti à vous aussi : j’ai clamé haut et fort que j’étais intermittente du voyage et heureuse de l’être car tout le monde n’est pas fait pour être en permanence sur les routes. Mais en fait, être intermittente du voyage n’est qu’une béquille pour mieux supporter la routine d’un quotidien stressant. Et puis, c’est tellement plus confortable que de faire un choix radical, extrême… Parce que je me sens tellement incapable de trouver la force de tout envoyer valser…

partir ailleurs

Et pourtant, j’ai envie d’entendre gronder le glacier du Perito Moreno. D’aller en Alaska voir les ours pêcher le saumon. D’aller apprendre la permaculture et le secret des plantes médicinales en faisant du woofing. D’aller soigner les animaux maltraités. De dormir dans le désert à la belle étoile. De sentir l’odeur du bush pénétrer toutes les pores de ma peau. De vibrer en lisant dans le regard des fauves d’Afrique. D’aller croquer des fruits sur les marchés d’Asie. D’aller en Papouasie, rien que parce que le nom est une promesse de voyage. D’aller plonger à la Dominique. De marcher à travers le monde. De rallumer mes rêves pour me sentir vivante. Je veux dire vraiment vivante. J’ai conscience de qui je suis et de l’environnement qui me convient. Mais, allez savoir pourquoi, poids de l’éducation ou de la société, peur de manquer de quelque chose quand j’avancerai en âge, j’ai du mal à me résoudre à prendre un aller simple pour aller voir ailleurs si j’y suis… J’en suis là avec mes questions à la con qui me font tourner en rond et mes rêves de voyage qui se cognent contre les murs de mon cerveau…

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A propos de l'auteur

Salut, moi, c’est Nath’, je suis une intermittente du voyage, chasseuse d’images addict aux grands espaces et à la faune sauvage. ICI je vous emmène AILLEURS pour rêver, farnienter, lézarder, barouder à la rencontre de notre monde, vous venez ?

31 Réponses

  1. Mathilde

    Je suis très touché par ton article, parce que je me reconnais dans ce que tu dis. Je n’ai pas eu besoin d’instagram pour avoir cette sensation. Depuis que j’ai mon CDI, mon appart, je ne pense qu’à aller voir ailleurs si j’y suis. Je ne rêve que d’expatriation et voyage. Je n’ai jamais vécu à l’étranger mais j’ai envie de tenter l’expérience… pas forcément partir à la grande aventure (même si ça me travaille), mais déjà partir et tout recommencer…. mais ça ne sera pas demain la veille puisque mon conjoint n’a pas envie de partir, et que je n’envisage pas de partir sans lui !
    Sinon, je peux te conseiller une lecture sur le questionnement et la remise en question éternelle de qu’est ce qu’on a bien pu faire de nos rêves d’enfant : un roman léger mais en même temps qui se base sur des techniques de psychologie : « ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une »
    (ce n’est pas de la grande littérature mais ça aide à poser son questionnement)

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    • Nath

      Merci Mathilde pour ton commentaire : cela fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à ressentir tout cela…
      Je connais la citation que tu as écrite… tellement vrai ! C’est quoi le roman dont tu me parles ?

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      • Mathilde

        La citation est le titre du roman ! En fait c’est un livre qui récapitule tous les petits conseils qui permettent de se sentir mieux (la pensée posivitive, etc…) et de se motiver pour se lancer dans des projets construit en cohérence avec nos idéaux.
        Bon avoir l’avoir lu je pense que je vais pas changer grand chose mais bon c’était quand meme sympa à lire

  2. Audrey P.

    Et bien, ma Nath, tu as l’air de bien bien cogiter !!! Le soleil de la Côte d’Azur ne te suffit plus ? Ou c’est l’effet « afflux de touristes » qui te donne envie de fuire !?
    Oui, je comprends bien cette envie de voyager, d’aller découvrir des paysages époustouflants etc… Cette sensation d’étouffer et avoir besoin de chercher à se sentir vivante, même si c’est ailleurs…
    Je me permettrais de penser que ce changement de vie est plus facile, que le pas à sauter est plus envisageable lorsque justement on n’est pas dans le schéma famille, enfants, chien etc… Étant seule, tu as d’autant moins d’attache, tu es seule à décider, tu n’es responsable que de toi. Je veux dire : pas simple d’être à 2 à quitter ses boulots, pas simple de partir avec des enfants (pas simple lorsqu’ils sont jeunes, pas simple lorsqu’ils sont scolarisés…)…
    Ne pourrais-tu pas vendre ton « chouette appart » et utiliser cet argent pour voyager ? Ça devrait te laisser le temps de voir venir, non ?! Je suis (et toi aussi je crois…) des blogueurs voyageurs tels que Bruno de Votre Tour du Monde ou Alex Vizeo. Ils n’ont plus de logement fixe en France, n’y passant que quelques semaines… Meme en ce qui concerne les biens matériels, ils n’ont plus grand chose : vêtements, etc… ils ont fait le tri par le vide. Plus de frais, à part leurs voyages qu’ils faisaient au départ à moindre frais également.
    Tu pourrais aussi te faire « digital nomade » comme Bruno : tu peux écrire de partout, il te suffit d’avoir une connexion internet. Rédactrice, pigiste, tu peux faire ça en voyageant, non ?
    Bref, en revendant ton appart et en voyageant de façon économe et/ou en choisissant des destinations peu onéreuses, ça devrait te laisser un peu de temps devant toi ? Au moins, de quoi profiter d’une année sabbatique ! D’ailleurs, j’y pense, ça se fait de demander un long congé à sa boite je crois non ? Au moins, tu as cette sécurité là pour ton retour… si tu reviens 😉
    Bisous à toi et … bonS voyageS !!!

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    • Nath

      Oui je cogite beaucoup e ce moment car j’ai des soucis de santé…
      Oh si j’adore toujours autant la Côte d’Azur : je suis azuréenne de cœur ! L’afflux de touristes, tu sais on s’y fait : maintenant je sais où aller pour éviter le monde et surtout j’ai appris à adapter mes horaires pour ne pas prendre des bains de touristes ! lol
      Je ne suis pas d’accord avec toi, cela n’est pas plus facile de partir quand tu es seule. En fait que tu sois seule, en couple ou en famille, les raisons principales qui font qu’on ne part pas sont : le poids de l’éducation qu’on a reçue, le moule que nous impose la société, nos peurs et nos pensées limitantes. On se met soi-même des barrières : « ce n’est pas le bon moment… » mais y a-t-il vraiment un moment parfait pour partir ? Je ne crois pas… On se met de fausses excuses qu’on soit seul ou en famille… Il y a des voyageurs solo mais il y a aussi des familles qui sont sur les routes, parfois depuis des années comme lessixenroute.
      Pas sûre d’avoir envie de vendre mon appart’… Oui un long congé ça se demande…

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  3. Amélie

    Ah non tu n’es pas la seule!! Moi je suis intermittente (après un CDI!), intermittentd pas que du voyage, et j’ai envie de plus bouger… Pourtant je suis partie au total presque 2 mois l’an dernier. Quelques soucis de santé à régler (opération épaule) mais au plus tard départ en 2018!
    Pour ne pas tout plaquer direct, tu pourrais mettre ta maison en house-sitting non?

    Répondre
    • Nath

      Cool de ne pas être la seule ! 😉
      Tu es partie en solo ou en duo pendant 2 mois ? Tu as fait plusieurs pays ? Et en 2018 tu pars à durée indéterminée, tu prévois un tour du monde ?
      Effectivement faudrait que je songe à des solutions alternatives pour ne pas tout plaquer direct. Je vais regarder le house-sitting dont tu me parles.

      Répondre
      • Amélie

        En fait je ne suis pas partie 2 mois à suivre, j’ai enchaîné des voyages d’1 à 3 semaines, de février à décembre : en solo 1 en Belgique, 3 à Malte, 1 à Bologne, 2 en Slovénie, et en duo 1 à Londres. Mais du coup ces courtes durées m’obligent à rester en Europe, pour l’instant. Enfin je suis quand même partie au Sénégal 1 mois en avril cette année. ;o)
        Je ne prévois pas de faire un tour du monde à proprement dit, mais je retournerai au Sénégal déjà, en 2018. Je voudrais aussi aller en Amérique Latine, bien 3 mois. Je n’ai pas encore mis un pied en Asie, ça me tente bien, à moins que je n’y sois allée avant ? Et pour me poser pour une plus longue durée, c’est en Slovénie que je veux retourner.

      • Nath

        Ah oui tu as pas mal bougé !!! Le Sénégal c’était mon tout premier voyage routard : j’en ai des souvenirs rock’n roll !!! Apparemment tu adores la Slovénie ? Qu’est-ce que tu apprécies là-bas ?
        Pour ma part, j’aimerais bien aller côté Argentine-Chili, mais aussi en Alaska, au Kamtchatka, retourner en Afrique du Sud… OK je m’arête là lol car sinon la liste va vite s’allonger !

  4. Aline

    Un article très sincère et personnelle que je comprends tout à fait.
    Je suis hors du moule aussi et plus j’avance, plus je m’en éloigne. Quelle difficulté de faire des choix radicaux. ça fait 2 ans que je ne travaille plus du tout, que je vis sur mes économies et je commence à me poser beaucoup de questions.
    Mais si je peux te donner un conseil qui m’aide au quotidien : fais toi confiance.
    Si tu laisses couler toutes ces voix extérieurs « maison-argent-retraite … » que reste t’il au fond de toi ? Je ne dis pas que la réponse sera une solution simple en un claquement de doigt, mais elle sera un soulagement et une évidence : et là tu peux foncer droit dedans.

    Je suis persuadée que la vie nous apporte ce dont on a besoin au moment où on en a besoin, à partir du moment où nous sommes prêt à le voir et à l’accepter.
    C’est un chemin intérieur constant, mais je suis sur que tu as la réponse au fond de toi.

    Bon courage en tout cas et bonne continuation

    Répondre
    • Nath

      Merci Aline pour ton passage ici et pour ton témoignage.
      J’avoue j’ai du mal à faire taire les petites voix « maison-argent-retraite » comme tu dis. Le chemin est encore long avant que j’accepte totalement ce que je ressens au fond de moi… Comment as-tu pris la décision de « sauter le pas » ?

      Répondre
      • Aline

        Exactement, je ne sais pas. C’est un processus qui a pris du temps. J’étais en plein burn-out et lors d’un arrêt d’un mois j’ai eu l’envie de partir : genre c’était l’évidence même, puis retour au boulot et retour dans le même quotidien délétère.
        Mais peu à peu, j’essayais de ressentir ce que je voulais vraiment : et la réponse était là. J’ai eu la chance d’avoir des proches qui m’ont accompagné dans cette démarche.

      • Nath

        Pas toujours facile d’écouter et d’accepter ce qui est bon pour soi, surtout quand ce n’est pas la voie toute tracée…

  5. Lucie

    Que de réflexions! En même temps ça se comprend…Et mettre ton appart en location un moment histoire de voyager tout en ayant un revenu ce serait peut-être envisageable ? En attendant une éventuelle transition plus radicale ?

    Répondre
  6. Sylvie

    Eh bien, voilà un « article-confession » qui me touche sincèrement et surtout me fait de la peine pour toi. En même temps je ne suis guère surprise, car la lecture de certains de tes derniers articles me laissait deviner des interrogations et des envies d’autres choses…
    Dès lors qu’il s’agit de faire des choix, ce n’est JAMAIS simple car forcément, on a une chance sur deux de se tromper, ou plutôt devrais-je dire un risque sur deux de se tromper…
    Personne ne pourra prendre la décision à ta place, ni savoir ce qui est le mieux pour toi que toi-même, alors je pense qu’il faut écouter ton coeur…
    Au pire, essayer quelque chose et se dire que ça ne convient pas, c’est toujours mieux que de ne pas essayer du tout. Au moins, si ça ne marche pas, on aura essayé, et c’est toujours mieux que d’avoir des regrets à vie de ne pas avoir essayé…
    Perso, comme tu le sais, je n’ai pas d’expérience de voyage au long cours ni de vie d’aventurière à t’apporter. Je peux juste te dire que quand mon fils a eu ses soucis de santé, j’ai fait le choix de ne pas reprendre à travailler pour pouvoir m’occuper de lui entièrement. Je venais d’être licenciée à ce moment-là donc j’avais le chômage, mais ça n’a pas duré. Nous avons donc vécu ensuite avec un seul salaire, et j’ai fait une croix sur ma carrière professionnelle. Bien plus tard, c’est à dire il y a 10 ans (j’en ai 48…), j’ai repris le travail, à temps partiel. Mais pour moi, la retraite, c’est fichu : même en travaillant jusqu’à l’âge requis, je n’aurai pas assez de trimestres vu que je me suis arrêtée pendant 10 ans environ. Qu’importe, j’ai suivi mon coeur en m’occupant de mon fils et je ne le regrette absolument pas. Certains doivent se dire : mais si il arrive quelque chose à son mari et qu’elle se retrouve toute seule, comment elle va faire ? Avant, et pendant sa retraite ? Oh j’ai bien conscience que ça peut arriver, ça oui. Mais je n’y pense pas. Car c’est bien suffisant de s’inquiéter pour ce qui est, alors s’il faut s’inquiéter en plus pour ce qui n’est pas !… Qui sait comment les choses vont évoluer ? Qui sait ce qui nous attend comme lois au moment de notre retraite ? Qui sait si on sera toujours de ce monde à ce moment là ?
    Nous avons failli perdre Jérémie, alors quand la vie nous rappelle qu’elle ne tient qu’à un fil, après on voit les choses autrement… Depuis je m’occupe bien moins de l’après, mais plus du maintenant. Je sais qu’il faut profiter pendant qu’on le peut. Et la vie me le rappelle chaque jour : on vient de perdre un ami très très cher (sa femme est la marraine de ma fille), qui avait juste un an de plus que moi, à cause d’un cancer du cerveau… Et juste après, en juin dernier, j’apprends qu’une copine à moi est touchée par un lymphôme, un cancer du sang…
    Alors écoute ton coeur, arrête de te poser trop de questions, et profite pendant que tu le peux. Ta maison, si tu ne veux pas la vendre, tu peux la mettre en location… Tu peux prendre une année sabbatique. Il existe des solutions sans tout plaquer pour autant comme ça…
    Je viens de lire un article sur un blog que je suis qui peut peut-être t’intéresser : « Voyager plus avec moins : possible ? » sur le blog « Un sac sur le dos ».
    Je te souhaite de trouver l’apaisement et d’arriver à faire les choix qui te conviennent et te feront vivre pleinement… En attendant, ta galerie sur Instagram est magnifique ! Je ne connais pas ce système car je pensais qu’il fallait absolument avoir internet sur son tel….

    Répondre
    • Nath

      Merci piur ton compliment sur ma galerie Instagram. Et merci de ton partage à cœur ouvert !
      Je sais qu’il existe des solutions mais je me dis que si je ne prends pas la décision c’est que je ne suis pas prête…
      je connais l’article dont tu me parles : je suis aussi ce blog !

      Répondre
      • Sylvie

        Oui, je pense aussi que c’est sans doute parce que tu n’es pas encore prête. Alors si ça a à se faire, ça se fera 😉

  7. Louis

    Je disais, mon message précédent a sauté dans le vide, alors, je disais simplement que j’ai été scotché à ta page web et trouvé inspirantes ces réflexions ou commentaires. Et le partage….

    Répondre
  8. Alexandra

    Coucou Nath !
    As-tu trouvé les réponses à tes questions ? Quoiqu’il en soit, ton article est super et très bien écrit. On est justement dans ce raisonnement depuis quelque temps. Ta phrase « Mais en fait, être intermittente du voyage n’est qu’une béquille pour mieux supporter la routine d’un quotidien stressant », c’est ce qu’on a aussi réalisé à force de déménagements à cause du boulot, de réorganisations professionnelles, etc. Ce moule où on est censé rentrer, finalement c’est peut-être une prison…en tout cas pour certains, et le côté rassurant que ce moule doit procurer, il en devient angoissant. Sauf que, changer de vie c’est aussi très angoissant !

    Répondre
    • Nath

      Hey Alexandra !
      Non je n’ai pas trouvé la réponse à mes questions… tout plaquer et changer de vie demande un cran que je ne suis pas sûre d’avoir ! Tu l’as dit changer de vie c’est angoissant ! Et en même temps subir la pression professionnelle, les contraintes sociales, j’ai de plus en plus de mal… j’aspire à une vie plus simple, plus proche de la nature et des grands espaces… Mais je ne trouve pas le courage de sauter à pieds joints dans l’inconnu…
      Vous aimeriez partir vivre où ? Faire quoi ?

      Répondre
      • Alexandra

        Partir où ? aucune idée. Faire quoi ? idem. Mais ce qu’on sait, c’est qu’il faut que ça change ! De grandes réflexions nous attendent encore, mais changement il y aura, parce que sinon au bout d’un moment tu étouffes et comme tu dis, ce n’est pas les 5 semaines par année qui suffisent à te faire respirer ;o)

  9. Romain

    Bonsoir Nath,

    Je ressens certainement ce que tu ressens (ou a ressenti, car c’est un ancien post et tu as peut être fait ton cheminement personnel depuis), car je suis moi même dans cette situation. J’ai la trentaine, et il y a 7-8 ans je rêvais d’aller vivre en Norvège. Raisons personnelles, instabilité affective, peur de l’inconnu, précarité, et autres doutes font que je ne suis finalement pas parti. Et depuis, je suis devenu prof d’anglais en France, acheté une maison, fondé une petite famille.
    Mais depuis 6 mois, ces doutes ressurgissent, me replongeant dans ces doutes…j’en souffre et fait souffrir ma femme (qui elle ne souhaite pas vivre à l’étranger).
    Ma vie bien occupée fait que j’arrive quand même à penser à autre chose, mais une discussion, une information, un blog, une rencontre me redonnent l’envie furieuse de tout plaquer et partit à l’étranger, sans aucun plan défini.
    Je suis d’accord avec toi : que l’on soit seul ou avec sa famille, que l’on ait des attaches ou pas, la décision reste difficile…surtout quand l’on est irrésolu et que l’on a du mal à prendre des décisions en général. Il faut savoir ce que l’on est prêt à sacrifier, à quitter pour de bon. Où trouver un sacré compromis, et en profiter pleinement. Où en es tu à présent?

    Romain

    Répondre
    • Nath

      Bonsoir Romain,
      Ce post n’est pas si vieux (même pas un an). Je ne sais que te dire sinon que je comprends ce que tu dois ressentir : faire le choix de tout plaquer et de changer radicalement de vie, sans trop d’option de revenir en arrière ensuite, c’est une décision extrêmement difficile à prendre car elle influence ta vie tout entière. C’est un saut dans l’inconnu le plus total !
      Moi aussi j’ai du mal à prendre des décisions, essentiellement lorsqu’il s’agit de choix importants…
      Pour ma part, tu vois, je n’ai pas eu le courage de tout lâcher, et je ne sais pas si j’aurai ce cran-là un jour… Ma vie ici n’est pas toujours évidente au niveau professionnel mais sinon j’habite une région de vacances et il m’est très facile de me sentir en voyage tout en étant chez moi. J’adore la montagne et elle est à 1H30 de chez moi donc !… Et puis, j’ai la mer, les petits villages perchés, des personnes que j’adore…En fait, j’aimerais commencer par partir plusieurs mois, voir comment je réagis, si ça me plaît… mais bon ça demande un peu de préparation quand même. Du coup pour l’instant je continue à voyager durant mes semaines de congés, et c’est déjà pas si mal !

      Répondre
  10. Romain

    Bonjour Nath, je comprends.
    Je pense que la grande différence entre maintenant et il y a 10-15 ans, c’est le développement de la blogosphère et les réseaux sociaux : on se rend compte que nos rêves sont non seulement réalisables mais que nombreux sont ceux qui passent à l’acte! Il y a certainement un effet d’émulation, en plus de la communication permanente (par exemple via les groupes FB) qui permettent de trouver les blon plan pour voyager pas cher.

    Je m’interrogeais sur ton cheminement personnel : en effet, chronologiquement, tu parles de ta chance et de ta capacité à remplir tes vacances de voyages ‘(par intermittence donc) puis de ces voyages qui ne sont qu’une béquille en attendant autre chose de plus gros, puis enfin de ta situation qui n’est pas mal finalement, en attendant de voir.

    N’y vois aucune critique de ma part (je serais mal placé). Je cherche juste à suivre ton cheminement… car c’est qqch qui me bouffe au quotidien.

    Je ne sais pas si tu as une famille, mais pour moi ce sont les voyages à vélo que je prévois avec mes petits (en les tirant dans une remorque) et avec mon frère qui me font « tenir ». (Ma conjointe n’est pas sportive, le vélo ce n’est donc pas son truc. ) En attendant, peut-être un jour, de tout plaquer et d’enseigner à l’étranger (il y a de nombreuses possibilités pour les profs).

    Je suis pour l’instant trop « fragile », et mes enfants sont trop petits, j’y suis bien trop attaché.

    Tu as la chance de vivre si j’ai bien compris dans un endroit magnifique- c’est une chance en effet. Je vis dans une cité de caractère dans la Sarthe, et si les paysages ruraux ont certes leur charme, je les trouve déprimants depuis un moment…

    Bon courage à toi!

    Répondre
    • Nath

      Bonjour Romain
      C’est vrai que la blogosphère et les réseaux sociaux montrent que tout est possible et ouvrent des portes…
      Pour mon cheminement, les articles que tu lis dépendent aussi d’un état d’esprit du moment. Un voyage au long cours j’y songe mais je ne suis pas encore capable de franchir le cap. J’ai construit des choses ici et je ne sais pas si j’ai envie d’y renoncer !
      Je comprends que cela puisse te bouffer au quotidien. Je trouve génial tes voyages en vélo et si tu déprimes à la vue des paysages dans lesquels tu évolues, imagine à quel point c’est top de partager de tels moments avec tes enfants : dans ton cas, je pense que la « forme des échappées belles » et ceux avec qui tu les partages est oh combien plus importante que le cadre dans lequel tu les fais. c’est juste mon avis, vu de l’extérieur, sans aucun jugement de ma part.
      As-tu pensé à changer de région plutôt que de tout plaquer pour vivre à l’étranger, le changement est un peu plus simple à gérer ?
      je te souhaite une belle journée

      Répondre

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