Sur le web, la tendance très forte des voyageurs tour du monde véhiculant l’idée que le « vrai voyage » est nécessairement un voyage au long cours et l’augmentation des digital nomades prônant la liberté géographique et professionnelle comme bonheur absolu me donnent parfois l’impression qu’être un intermittent du voyage et un voyageur heureux sont 2 notions incompatibles. Mais est-ce réellement le cas ?

Tourdumondistes et digital nomades: les influenceurs de la sphère voyage

Les tourdumondistes, voyageurs heureux au plus-que-parfait

Ils sont de plus en plus nombreux les tourdumondistes qui larguent tout pour partir parcourir la planète pendant 1 an, parfois plus. Voyage autour du monde en famille, en couple, avec bébé, voyage autour du monde à pied, à vélo, d’Ouest en Est ou d’Est en Ouest, chacun y va de sa formule en fonction de ses aspirations.

tourdumondiste

Ces mêmes tourdumondistes développent sur la toile des blogs de voyage de plus en plus léchés, de plus en plus professionnels. Ces blogs sont si riches d’informations pour le voyageur néophyte qu’ils sont largement capables de rivaliser avec les guides de voyage les plus réputés.
Les blogs des voyageurs tour du monde sont remplis de fabuleuses aventures aux 4 coins du monde, d’images waouh, d’expériences insolites et de conseils aux voyageurs occasionnels pour qu’ils osent « faire le grand saut ». Parce que c’est tellement facile nous disent-ils…

Leur point commun ? Ils répandent l’idée que le voyage au long cours c’est LE bonheur. L’anti-routine. Le rêve. Un truc unique qui agrandit la vie et que l’intermittent du voyage ne pourra jamais connaître…

À tel point qu’en tant qu’intermittent du voyage, on ne peut que se sentir « petit joueur »… Presque gêné de ne pas oser, nous aussi, prendre nos cliques et nos claques…

tourdumondiste sac à dos

Les digital nomades, voyageurs à vie et travailleurs heureux

À côté des tourdumondistes, les digital nomades chérissent leur liberté de pouvoir vivre et travailler dans n’importe quel pays du monde, de pouvoir changer de cadre de vie aussi souvent qu’ils le souhaitent et de ne pas être prisonnier d’un patron. Ils répandent cette idée qu’un voyageur heureux a eu un jour le courage de tout plaquer pour une vie de voyages, une vie professionnelle épanouie en toute autonomie, loin de l’asphyxiante routine métro-boulot-dodo.

digital nomades vie de voyages

Vie de rêve et rêves de voyage devenus réalité grâce à une volonté sans faille d’emprunter un autre chemin que celui qu’on nous dicte depuis la naissance. Je les admire ces digital nomades qui ont eu cette force de donner un grand coup de pied dans la fourmilière !

Alors, un intermittent du voyage ne serait donc qu’un voyageur frustré, condamné à goûter des miettes de voyages ? Pas si sûr…

digital nomade

J’assume d’être intermittente du voyage et je suis une voyageuse heureuse !

Je me définis bien volontiers comme une intermittente du voyage, c’est-à-dire que je suis salariée à plein temps et que je profite de mes 5 semaines de congés payés, de mes week-end et RTT pour assouvir ma soif de voyages.

Les tourdumondistes et digital nomades me rétorqueraient sûrement que c’est vraiment dommage de cravacher dur toute l’année dans une entreprise pour n’avoir que 5 semaines et des poussières à consacrer à ma découverte du monde. Peut-être… mais je suis une voyageuse heureuse comme ça !

voyageur heureux aux galapagos

Il faut être réaliste : tout le monde n’est pas fait pour être tourdumondiste ou digital nomade. Et personnellement je pense que je ne suis pas prête pour un tour du monde et pas faite pour être digitale nomade. Pour plusieurs raisons. Je n’ai envie ni de lâcher mon appartement ni de quitter mon job, en fait je n’ai pas envie de tirer un trait définitif sur ma vie ici. Car je l’aime bien moi ma vie ici. J’ai mis du temps à la construire. Et puis vu la conjoncture, je ne suis pas prête à prendre ce risque de tout envoyer valser.

Cela ne m’empêche pas d’aimer voyager, de sortir de ma zone de confort – parce qu’il n’y a pas que le voyage au long cours qui te permet de sortir de cette fameuse zone – Oui, mes voyages font 4 semaines d’affilée grand max, et alors ? La durée relativement courte de mes périples lointains ne fait pas de moi une voyageuse malheureuse, bien au contraire !

voyageuse

Je choisis soigneusement mes voyages et par exemple, 3 semaines de safari au Kenya ou 4 semaines à Madagascar en mission solidaire sont des durées suffisantes car ce sont des voyages fatigants qui puisent beaucoup d’énergie. Du coup, je suis heureuse de partir mais je suis tout aussi heureuse de rentrer : j’apprécie d’être en vadrouille mais j’aime aussi retrouver mon chez-moi, mes petites habitudes – non toutes les habitudes ne sont pas mauvaises ou mortelles, certaines ont du bon ! –
L’entre-deux voyages est un temps nécessaire que je consacre à la prise de recul et à la préparation du voyage suivant !

Parce que je n’ai pas envie de transformer en voyages plus que mes 5 semaines de congés par an, mes week-end et RTT, je ne pourrais pas être un voyageur heureux au même titre qu’un tourdumondiste ou un digital nomade ?

voyage aventures

Non, je n’ai pas envie de faire tenir toute ma vie dans une valise de 15 kg, de changer de domicile tous les 4 matins, j’ai besoin de rentrer pour mieux repartir. J’ai choisi une vie sédentaire en y incluant de jolies parenthèses que sont les voyages. Je ne suis ni frustrée ni envieuse des tourdumondistes et digital nomades. Juste admirative. Parce que quand même il faut du cran.

intermittent du voyage et voyageur heureux

Alors peut-être dira-t-on qu’un intermittent du voyage n’est pas un vrai voyageur – mais c’est quoi un vrai voyageur ??? – mais ce serait faux de dire qu’un intermittent du voyage ne peut pas être un voyageur heureux. J’en suis la preuve. Et je suis sûre qu’il y a des milliers d’autres intermittents du voyage qui sont des voyageurs heureux comme je le suis…

A propos de l'auteur

Salut, moi, c’est Nath’, je suis une intermittente du voyage, chasseuse d’images addict aux grands espaces et à la faune sauvage. ICI je vous emmène AILLEURS pour rêver, farnienter, lézarder, barouder à la rencontre de notre monde, vous venez ?

74 Réponses

  1. Les 1001 vies

    Un article oh combien nécessaire à faire connaître parce qu’il déculpabilise nombre de personnes qui ne se sentent pas ou plus de « vrais voyageurs ». C’est le seul du genre que j’ai trouvé sur la toile (bon c’est vrai j’ai pas trop cherché non plus). Si La Terre sur Son 31 ne l’avait pas rédigé il aurait fallu que je m’y colle! Alors merci! Il est important de préciser que Oui on peut aimer sa vie sédentaire et Oui on peut aussi être un voyageur heureux! Comme il est dit, sortir de sa zone de confort, dans les deux cas est une démarche importante. Sortir de sa zone de confort est souvent douloureux mais très très enrichissant. C’est sûr que pour vivre en voyageur nomade il faut souvent sortir de cette zone mais effectivement tout le monde n’est pas fait pour ce mode de vie.

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    • Nath

      C’est le fait de lire beaucoup de blogs de tour du monde ou de digital nomades qui m’a donné l’idée de cet article. Une vie sédentaire n’est pas forcément ennuyeuse et on ne s’en rend pas toujours compte mais la découverte peut commencer aux portes de chez soi !

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  2. Amelie – Voyagista

    Super article… totalement d’accord même si je ne dirais pas non à un voyage long terme (mais pas un tour du monde, plutôt consacré à fond sur certains coins) un jour… quand l’occasion se présentera et surtout quand je n’aurai plus les enfants, j’admire les gens qui partent un an avec enfants à leur faire l’école… pas fait pour moi.

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    • Nath

      L’important est de bien se connaître pour choisir quelle forme on donne à ses voyages. On n’a pas tous le même état d’esprit : ce n’est pas pour autant qu’un choix est meilleur qu’un autre.

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  3. Une Bordelaise à Paris

    Ici aussi nous sommes des intermittents du voyage 😀 et c’est vrai que parfois j’aimerais voyager plus. L’an dernier par exemple mon mari a changé de travail du coup, nous n’avons pas pu partir autant que ce qu’on aurait voulu. Contrairement à toi, j’aimerais un jour faire un tour du monde ou du moins un voyage au long court. Mais comme toi, je ne suis pas prête à tout quitter pour cela : car si j’aime voyager, j’aime aussi ma vie aussi ma vie ici.
    En tout cas merci pour ce billet déculpabilisant car c’est vrai qu’on a parfois l’impression que toute la blogo pase tout son temps en voyage 🙂

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    • Nath

      Hé oui, on ne peut pas toujours être en voyage et j’ai envie de dire que dans la vie, il y a des choses tout aussi chouettes que le voyage !

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  4. Julie - Du monde au tournant

    L’important, c’est d’être satisfait et heureux de sa vie. J’ai fait un tour du monde parce que j’en avais envie, et, sans être digital nomade, je suis revenue à un autre style de vie (que le travail de bureau) parce que ce n’est pas ce qui me convient.
    Ma meilleure amie aimerait voyager plus mais elle a un boulot qu’elle adore et qu’elle ne veut pas mettre en péril. Et elle a raison. Tout dépend où chacun met ses priorités.
    Ce qui m’a énervé (et qui énerve beaucoup de voyageurs au long-cours mais qui peut peut-être donner une impression d’arrogance aux autres), ce sont en effet les « tu as de la chance de voyager ». Parce que, c’est sûr, ce n’est pas facile mais, dans nos pays, c’est quand même faisable pour de nombreuses personnes et, c’est avant tout une question de choix et de priorités. Plein de gens m’ont dit « tu as de la chance » alors qu’ils ont le même niveau de vie que moi, voire plus élevé.
    Et, comme tu le dis, ce n’est pas moins valable de choisir une vie sédentaire, de donner la priorité à son boulot et de voyager 5 semaines/an. C’est même génial.
    L’important, c’est juste d’être heureux avec ses choix, que ce soit le choix d’une vie nomade ou sédentaire, d’avoir des enfants ou pas, de vouloir un boulot alimentaire ou une vie professionnelle trépidante,…

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    • Nath

      Oui, c’est ça qui est important : faire ses propres choix, choix qui doivent être en accord avec notre soi-même. Et tu as eu bien raison de faire un tour du monde si tu en avais envie car, entendons-nous bien : le but de cet article n’est pas de critiquer les tourdumondistes mais de dire que ce n’est pas parce que c’est un tendance forte dans le monde du voyage qu’il faut absolument la suivre.
      Concernant les « tu as de la chance de voyager », je comprends et crois-moi cette phrase, tu y as droit même quand tu es un intermittent du voyage ! Et pareil ça m’agace, parce que pour voyager, nécessairement tu fais des arbitrages, des économies, des compromis…

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  5. Ollie – Some Steps Away

    Intermittente du voyage ici aussi (terme bien trouvé !) mais qui a très envie de sauter le pas du voyage au long court…Et puis n’oublions pas que la plupart des tourdumondistes reviennent et sont, eux aussi, des intermittents du voyage finalement !

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    • Nath

      Oui, c’est vrai ! Mais j’ai surtout écrit cet article pour montrer que ce n’est pas parce que tu ne fais pas de voyage au long cours que tu dois culpabiliser ou être complexé.

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  6. Anne

    Ah, ah, je n’avais jamais vu ça ainsi, mais je suis aussi intermittente du voyage. Et ça me convient très bien. Je suis aussi contente de rentrer, et je ne me sens pas complexée, chacun son mode de vie. A quoi bon faire un tour du monde si on ne change rien après?

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    • Nath

      Le retour d’un tour du monde, je me dis que cela doit être difficile : tu dois te sentir en décalage complet avec l’impression que les gens ne peuvent pas comprendre ce que tu viens de vivre.

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  7. Laurent

    J’avoue que les deux me plaisent. J’ai aimé voyager durant une année avec peu de contraintes, mais je n’aurais pas continué plus longtemps, clairement non à cette époque. Ne pas avoir de chez moi et bouger souvent ne me gênait pas, mais ne pas pouvoir échanger avec quelqu’un qui m’est proche, oui, après une année, ça me manquait vraiment.
    Maintenant, je pars deux fois quatre semaines en accumulant congés, RTT, jours de vieux… etc. C’est chouette aussi, mais ça le serait encore mieux si je pouvais partir trois fois 4 semaines (oui, je sais, j’suis déjà gâté, mais, jamais content 😉 )
    En fait, le top du top pour moi si je pouvais choisir en dehors de toute considération financière ou matérielle, ça serait 50/50. Partir un mois et revenir un mois, ou pas périodes de deux mois peut-être.
    Dans tous les cas, je te rejoins sur un point, la manière parfois utilisée pour essayer de faire culpabiliser ceux qui vivent, comme tout le monde au fond, peut être exaspérante. J’ai eu une période suite à mon année sabbatique où je me disais « les cons, ils n’ont rien compris à la vie »/i>, mais depuis j’ai vieilli, je suis devenu plus sage 🙂
    Le dernier article de Laurent : Un tour du monde hors des sentiers battusMy Profile

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    • Nath

      Ah tiens j’aime bien ton concept de partir 2 mois, revenir 2 mois etc… 😉
      C’est vrai que quand tu es un intermittent du voyage et que tu lis un peu partout sur la blogosphère que tu es c.. de ne pas encore avoir tout plaqué pour faire un tour du monde, tu finis par complexer !

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  8. gaelle

    Je suis d’accord avec toi ! A chacun sa façon de voyager. Moi le tour du monde ne me tente pas, je serai plutôt « 1 mois dans tel pays » ou un week end par ci par là 🙂
    Et surtout après avoir habité à l’étranger, je suis plutôt un voyageuse « lente ». J’aime rester dans une ville, y être qu quotidien, voir comment la vie s’organise et fonctionne plutôt que de changer de ville tous LE 2 jours. C’est aussi pour ça qu’un tour du monde me tente peu. J’ai besoin de temps pour apprécier un endroit (et ça vient de mes années à l’entraîner c’est sur car avant je rêvais de tout voir tout de suite). Mais comme tu dis à chacun son rythme à chacun ses voyages. 🙂

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  9. Lydia

    Ohlala, alors moi t’imagines même pas, je ne suis même pas dans la catégorie intermittente du voyage ou et plus dans celle de la tourdumondiste, je suis une tourdumondiste déchue, has been totale, puisqu’après mon tour du monde, je suis RENTRÉE, et je me suis SÉDENTARISÉE et le truc encore plus ouf: j’ai fait un BÉBÉ…. Y’a pas pire pour être d’un coup clouée chez soi et voir s’envoler tous ces doux rêves de nomadisme digital, damned…. lol! (et non! je n’ai pas encore mis mon gosse dans un campervan pour faire la panaméricaine, non! )
    J’aime bien ton article Nath, parce qu’il est franc et qu’il a le mérite en effet de bien déculpabiliser. Non, non, on n’est pas nul si on ne part pas en TDM ou si on ne travaille pas depuis les cocotiers de Thaïlande, tu fais bien de le souligner. Chacun son mode de vie, ses envies et ses centres d’intérêt. Au passage, remarquons que les personnes que tu cites ne sont pas si nombreuses non plus, elles font juste beaucoup plus de bruit! (et ont parfois tendance à un peu trop clamer que c’est LEUR mode de vie qui est absolument vachement mieux que tous les autres!) :)) hihi!
    Le dernier article de Lydia : Paysages extraordinaires : Le Perito MorenoMy Profile

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    • Nath

      Ton commentaire m’a bien fait rire avec l’expression de « tourdumondiste déchue » Penses-tu que tu vas oser voyager comme avant avec un bébé ? Ou au contraire ça te fait peur ?
      Et tu as raison, sur la toile les tourdumondistes et digital nomades font beaucoup plus de bruit que les autres, et c’est vrai que le voyageur ordinaire, du coup, peut se sentir complexé…

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      • Lydia

        Nous voyageons tout de même avec notre petit bout, mais nous ne partons plus aussi loin… partir pour un long voyage par exemple, ça ne nous dit rien pour le moment. De la peur? Peut-être, celle de toute la logistique à gérer en plus, du côté moins spontané qu’entraine nécessairement un voyage avec un bébé 🙂
        Il fait du bien, ton billet, je vais le partager tiens!

      • Nath

        Mais je pense qu’on peut voyager même près de chez soi ! Je comprends bien le souci logistique qui nécessite un minimum d’organisation ! Et merci pour le partage 🙂

      • Nico

        Il ne faut pas avoir peur de voyager avec un bébé, même quand on est des tourdumondistes déchus 😉

        Imagine ce tourdumondiste qui pendant l’année où il est en voyage se la raconte mais qui tombe de haut quand il revient… Il fait quoi ensuite ?

        Même s’ils font le buz le temps d’un voyage, la plupart se sédentarisent et re-deviennent des messieurs tout le monde et ils ont bien du mal à converser avec leurs congénères, qui après les questions bateaux, alors c’est quoi ton pays préférés ? A ca y est tu as un vrai boulot ? ne parlent plus de voyage ou à de rares occasion quand ils relatent leur dernier grand week-end à….

        A chacun son rythme et ses envies, j’ai envie de dire, un vrai voyageur est un voyageur heureux qui profite de chaque minute de ses voyages et pis voilàààà… Ce qu’on a retenu de notre TDM, c’est de prendre son temps et c’est vraiment ce qui nous a plu, prendre le temps de prendre le temps, un luxe inabordable dans notre vie moderne mais que l’on peut finalement, assez facilement atteindre en voyage !

        Très beau texte, j’aime beaucoup !
        Le dernier article de Nico : En Arménie, des monastères mais pas que…My Profile

      • Nath

        Je suis d’accord : « prendre le temps » est devenu un luxe dans notre société où il faut toujours gérer l’urgentissime avant l’urgent !
        Sinon la première partie de ton commentaire m’a fait sourire ! Alors oui l’important est d’être un voyageur heureux mais vous l’êtes je pense !
        Et moi je vous dis bravo pour votre nomination et M…. 😉

  10. Paul

    Article très instructif ! J’aime ce point de vue que je partage également ! Je suis moi aussi voyageur intermittent et c’est vrai qu’on a souvent l’impression d’être moins légitime à parler de nos expériences parce qu’on a pas (encore) fait le tour du monde ! En même temps je crois qu’on peut le faire sur du long terme ! Qu’est-ce qui est mieux ? Visiter le monde entier en un an, ou bien visiter le monde en 15 ans, en voyageant un mois par an ? Je n’ai pas la réponse !
    Très belle réflexion qui laisse à réfléchir !
    Merci pour cet article !
    Le dernier article de Paul : La vérité sur The Sinh TouristMy Profile

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    • Nath

      Merci Paul 🙂 Intéressant cette remarque : « Qu’est-ce qui est mieux ? Visiter le monde entier en un an, ou bien visiter le monde en 15 ans, en voyageant un mois par an ? », je n’avais pas vu les choses sous cet angle ! Ca enrichit la réflexion !

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  11. Aurélie

    Je crois aussi que cela peut évoluer au cours d’une vie. On peut avoir besoin de voyages au long court pour se sentir bien et réaliser un rêve ou un projet pendant quelques années. Et puis après, on a envie de se poser, de rentrer chez soi comme tu dis mais tout en voyageant dès que l’occasion se présente. un peu mon cas à vrai dire. Après un long voyage en Asie, un autre il y a longtemps en Australie, et plus de 4 ans à Montréal, j’aimerai pouvoir me « poser » quelque part » et profiter d’escapades et de « petits » voyages. Je pense que j’aurais fait les deux et que les deux me conviennent parce qu’ils correspondent à mon état d’esprit du moment.
    En tout cas, joli terme que « intermittent du voyage ». 🙂 À ajouter à la prochaine édition du Petit Robert 🙂
    Le dernier article de Aurélie : Retard et annulation de vol… ou la lutte pour se faire indemniserMy Profile

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    • Nath

      Ah oui effectivement après des voyages au long cours, je comprends bien qu’on ait envie de se poser : les « petits » voyages ont du bon aussi !
      Ravie que mon expression « intermittente du voyage » plaise autant, elle m’est venue comme ça !

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  12. Lucie A.

    Merci pour cet article et pour partager ton sentiment. J’espère que de mon côté je ne complexe pas trop les gens, ce n’est pas mon but quand même…
    Je pense qu’il y a autant de voyage que de voyageurs. A chacun son style de voyage et son mode de vie et sa manière de voyage. Tout le monde n’est pas fait pour un tour du monde ou une vie de voyages et c’est très bien comme ça, c’est la même chose dans tous les domaines. Partir 4 semaines d’affilée, c’est déjà vraiment chouette!
    Tu sais, je pense que l’on parle haut et fort parce qu’on est un peu complexé nous aussi, parce qu’on nous dit qu’on est pas normaux, qu’il est temps de revenir à la vraie vie et à la réalité, parce que ta famille te demande quand tu vas t’arrêter etc. Et nous on essaye de montrer que non, c’est juste un autre mode de vie…

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    • Nath

      Rassure-toi j’aime aussi beaucoup lire des blogs de voyage de voyageurs au long cours : ça titille mes envies de voyage ! 😉 Oui il y a autant de voyages que de voyageurs, l’important est de bien se connaître pour ne pas emprunter le mauvais chemin, ou de savoir changer de façon de voyager, de vivre, si on se sent frustré.
      Tu sais, quoi que tu fasses il y aura toujours quelqu’un pour te dire que tu n’es pas normal… Quoi que tu fasses… Mais à quoi bon rentrer dans un moule standardisé si c’est pour n’avoir qu’un sourire de façade ? Mieux vaut un vrai sourire parce que tu es en accord avec toi-même 🙂

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  13. maheva

    Quel bel article ! Ça fait beaucoup de bien de lire ce petit billet, dans lequel moi et mon compagnon nous retrouvons à 100% !nous faisons partie des ces voyageurs intermittents, lui salaré avec ses 5 semaines de vacances annuelles,moi étudiante salariée avec beaucoup de temps libre mais peu de budget.
    Et pourtant, chacun de nos week end longs, chaque vacances ou presque nous voyageons : capitales européennes (merci easy jet!) Ou road trip de 3 semaines à l’étranger.et je dois dire que ce fonctionnement nous rend très heureux.alors oui il y a toujours un goût de pas assez, ou une envie de toujours plus grand, mais c’est ce qui nous donne la niac pour cravacher et repartir le plus vite.et je suis bien d’accord, l’entre voyage est tout aussi intéressant, la stabilité, les aléas du quotidien, les repères et les attaches, et surtout, la curiosité et la soif de voyages toujours comme une leit-motiv permanent…
    Alors, oui on peut être voyageur que 5 semaines par an, heureux et grand voyageur quand même !

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    • Nath

      Vous avez bien raison d’être heureux 🙂 Le goût de trop peu est normal mais c’est aussi ça qui donne envie de repartir et qui fait apprécier le voyage !

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  14. Cécilia

    Je ne connaissais pas ton blog, je viens de le découvrir grâce à nowmadz.
    Jusqu’ici je suis plutôt une intermittente du voyage comme toi (j’adore cette expression!! 🙂 ) , mais je rêve de tour du monde, un jour. J’aimerais en profiter avant d’avoir des enfants, j’ai une situation pro instables (7 CDD en 4 ans), et pour tout un tas d’autres raison, c’est mon rêve.
    Mais j’aime aussi ma vie aussi ma vie ici, j’aime Paris, et la France, et il y a de superbes coins à découvrir pas très loin d’ici, qui ne nécessite pas 6 mois de voyages.
    Une des questions que je me pose souvent, c’est effectivement « et après? » à la lecture de certains blog, comme tu le soulignes, on a vraiment l’impression qu’après il FAUT devenir nomade digital, et travailler de son bungalow! et comme tu le dis si bien Lydia, que tu deviens has been si tu ne le fais pas…
    Bref, ce que je voulais dire c’est merci pour ce billet déculpabilisant car c’est vrai qu’on a parfois l’impression que les chemins des tourdumondistes sont tout tracés pour leurs vies d’après. Et comme toi, je suis heureuse de préparer mon voyages de 2 ou 3 semaines, je suis heureuse quand mes semaines de congés arrivent, et je suis heureuse de revenir dans mon nid douillet!
    Le dernier article de Cécilia : Porto AlegreMy Profile

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    • Nath

      Bienvenue sur mon blog Cécilia 🙂
      Je t’avoue que moi aussi le « et après » m’interpelle : j’ai du mal à me dire qu’on peut retourner à une « vie normale » après ce qu’on vit lors d’un tour du monde.Pour les digital nomades, je crois aussi qu’on ne voit que la partie dorée de cette vie mais je ne pense pas que ce soit facile tous les jours… Perso j’ai besoin d’un minimum de stabilité et d’un nid douillet comme tu dis, et j’assume.
      Je te rejoins aussi sur le fait qu’il y a des endroits magiques à proximité : moi depuis que j’ai déménagé, je suis tombée amoureuse de ma nouvelle région. Elle a mis la barre très haut côté dépaysement !

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  15. Mookie Crew

    Nous sommes partis en couple le 31 octobre 2014.
    L’idée était de s’éloigner un peu du train train quotidien, de faire une vraie coupure, suite à la fin de nos études et un boulot en interim pourri pour moi.
    Nous avions prévu 2 mois en Australie, 8 mois en Nouvelle-Zélande, 1 mois en Polynésie française et 1 mois en Amérique latine.

    En nous préparant, effectivement les blogs de tour-du-mondistes et de digital nomads nous faisaient rêver, on se disait que c’était vraiment la belle vie de pouvoir travailler à des endroits tous plus fous les uns que les autres, être libres quoi.

    Mais en cours de voyage, nous nous sommes rendus compte de deux choses : nos proches et la France nous manquent trop, et nous n’avions pas envie de travailler, nous avons besoin d’un certain équilibre quoi, une stabilité. Heureusement, nous avions prévu un budget très large pour ne pas avoir à se faire de souci, ce qui nous a permis de revoir nos plans : 2 mois en Australie, 4 mois en Nouvelle-Zélande, 3 semaines à Bali où mes parents nous rejoindront, 1 bon mois et demi en Polynésie française et 1 mois en Amérique latine.

    En ce qui me concerne, après 4 mois à voyager en Nouvelle-Zélande, je me suis rendue compte qu’avoir le temps a des avantages comme des inconvénients.
    Les avantages : être libre de faire ce que tu veux quand tu veux, ne pas avoir à tout planifier, pouvoir faire une activité le lendemain si elle est annulée à cause du temps, pouvoir rester quelque part quelques jours de plus si tu as le coup de cœur ou que tu fais une belle rencontre…
    Les inconvénients : une routine s’installe tout de même, il y a beaucoup de temps morts durant lesquels finalement on s’ennuie (et non messieurs dames on ne peut pas faire des trucs de fou tous les jours sur une longue période, même au bout du monde et même avec un gros budget), les proches manquent, les « habitudes » aussi…

    Nous nous apprêtons à partir de Nouvelle-Zélande d’ici une semaine, et je suis contente que la date de notre retour en France se rapproche, pour retrouver mon chez-moi, fonder une famille avec mon compagnon, trouver un boulot qui me plait (car une chose est sûre, je ne pourrai pas refaire les boulots d’assistante que j’ai fait avant de partir), bref, avoir une vie « normale ».

    Ne vous méprenez pas, je suis contente d’être partie, et contente d’avoir encore quelques mois pour voyager. Mais je suis aussi contente de ce que cela m’a appris, à savoir que j’ai besoin d’être prêt de ma famille et de mes amis, et d’avoir un chez-moi.
    Cela m’aura également fait réaliser que comme tu dis, voyager « de façon intermittente » me conviendrait sans doute mieux, un gros voyage par an me permettrait d’assouvir ma soif de voyages sans être malheureuse d’être loin de mes proches.

    Bref, je trouve ton article super car effectivement, ayant vécu l’expérience et même si elle n’est pas finie, je peux dire qu’un tour du monde ou un voyage au long cours, à mon sens, ne sont pas forcément les seuls moyens d’être heureux, et même si beaucoup de monde en rêve, tout le monde n’est pas fait pour ça.
    Et le pire, c’est que je sais que beaucoup de gens trouvent ça incroyable de dire ce genre de choses et me trouveraient sans doute blasée, alors que c’est loin d’être le cas et que je suis super heureuse de ce que je vis malgré tout 🙂

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    • Nath

      Merci pour ce témoignage sincère qui offre un nouveau regard sur un tour du monde. Le tour du monde tel que tu le décris, je le vois comme un apprentissage, une façon d’aller à la rencontre de toi-même. Tu n’es pas blasée, tu es juste humaine : ce n’est pas parce que tout le monde rêve d’un tour du monde que tu n’as pas le droit d’être plus modérée.
      Les destinations choisies ont-elles eu un impact sur ton ressenti ?

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      • Mookie Crew

        Pour le moment, nous n’avons fait « que » 2 mois en Australie et 4 mois en Nouvelle-Zélande.

        L’Australie nous a un peu blasé, probablement parce que c’est une destination très à la mode et que les gens en reviennent tous conquis. Peut-être aussi parce que c’était la première destination de notre voyage et qu’on était un peu trop excités. Nous, on a trouvé ça très américanisé mais sans la « culture » qui va avec. On a trouvé que oui, les plages sont très belles, mais au bout de 3000 kilomètres de plage, une plage ben… c’est juste une plage de plus. Tout est extrêmement cher, il n’y a rien d’authentique.
        Après, la Nouvelle-Zélande a une histoire très récente aussi mais intéressante, la bouffe n’est pas meilleure qu’en Australie, il y a des plages partout aussi, tout est cher aussi, mais les paysages sont beaucoup plus divers et je pense que cela a joué un rôle important car nous avons adoré.
        Donc je pense que nous n’avons simplement pas eu le coup de coeur pour l’Australie !

        Je pense aussi que la durée du voyage a un impact important : voyager 2 mois en Australie en sachant que tu vas revenir juste après, et voyager 2 mois en Australie en sachant qu’il te reste 8 à 10 mois avant de rentrer dans ton pays natal, ce n’est pas la même chose…
        Le dernier article de Mookie Crew : Palmerston North et OtakiMy Profile

      • Nath

        Rien d’authentique en Australie ? Je n’aurais jamais pensé… Pourtant il y a d’immenses étendues sauvages, non ?
        Perso la Nouvelle Zélande m’attire beaucoup mais j’ai l’impression que cela devient une destination à la mode !
        Oui la durée du voyage joue sûrement sur l’intensité avec laquelle tu vis les choses.
        Pourquoi ne pas avoir inclus l’Afrique dans votre tour du monde ?

  16. Julie - La Boucle Voyageuse

    Oh j’aime beaucoup ton article. Je suis toute jeune voyageuse, j’ai envie de voir le monde mais je n’ai pas envie de tout plaquer pour un tour du monde. J’ai plein de belles expériences autour de moi mais je n’en ai jamais eu l’envie pour le moment. J’aimerais pouvoir partir un peu plus que ce que mes congés et mes finances me permettent, certes, mais j’aime aussi ma vie en France, les échanges du quotidien…
    Le dernier article de Julie – La Boucle Voyageuse : Une journée à… CharlieuMy Profile

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    • Nath

      Prends le temps de découvrir comment tu aimes voyager et voyage comme tu aimes, c’est important ! On n’est pas obligé de tout plaquer pour voyager et la France, elle a du bon aussi ! 🙂

      Répondre
  17. Voyage Way

    Billet très intéressant.
    Je partage ton point de vue et je ne pense pas qu’un voyage au long cours soit forcément le seul mode de voyage qui permette de bien profiter.
    Une chose à noter également, pour les voyageurs au long cours, le budget est souvent ric-rac et cela amène forcément des contraintes supplémentaires: trajets en bus longs et fatiguant, hébergement cheap, …
    Les voyages de 3 à 5 semaines me semblent également être l’idéal pour découvrir un pays sans courir mais sans forcément s’y installer pour 6 mois ou un an.

    Répondre
    • Nath

      Remarque très pertinente : le budget ric-rac n’est pas toujours une partie de plaisir ! Sur le long terme, en fonction de chacun cela peut devenir pesant !
      J’avoue que moi ce que je préfère c’est un mode routard confort + 😉

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  18. Chris@FamilleNomadeDigitale

    Chacun vit le voyage à sa façon. Je trouve que faire un tour du monde avec son sac à dos c’est génial mais je ne le ferai pas. Pas assez aventurière ! Ou alors avec un certain confort : )
    Mais être en mode nomade digital me convient parfaitement. Etre mon propre patron avoir des tas de projets que je peux ou pas mettre en place en étant n’importe où dans le monde j’adore ! Il m’a fallu pas mal d’années pour le comprendre mais le plus important c’est d’être heureux et de s’épanouir dans ce que l’on fait 🙂

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    • Nath

      Ah mais je ne dis pas qu’un tour du monde avec son sac à dos c’est pas génial, ça doit être cool à condition que cela réponde à ses besoins et envies de voyage ! Moi aussi un peu de confort j’aime bien.
      Je te rassure, moi aussi il m’a fallu des années pour comprendre que le bonheur n’était pas forcément à l’autre bout du monde. L’important est d’être bien dans sa vie ! 🙂

      Répondre
  19. Didier

    Excellent article, en effet, auquel je m’identifie totalement. Tout pareil, j’utilise aujourd’hui mes seuls congés payés pour me faire plaisir. Mais à l’hiver de ma carrière professionnelle, j’attends avec impatience le moment où je pourrais partir plus longtemps, mais justement pas trop… L’idée du TDM s’estompe quelque peu, car je suis toujours content de partir, mais aussi de revenir dans notre chère France, dans mon village ou je me plais tant.
    Quant à travailler en voyageant, non, ce n’est pas du tout mon truc, et je n’en aurais pas le courage ! Je n’arrive d’ailleurs déjà pas à bloguer lors de mes voyages, c’est dire ! Alors oui, pour partir plus tard 2/3 mois, mais revenir, prendre le temps d’écrire, de savourer, de partager, et d ‘en préparer un autre. Telle est ma philosophie du voyage au « long cours » et tel sera, je l’espère, mon avenir !
    Le dernier article de Didier : GROENLAND EST : En avant pour un festival de glace !My Profile

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    • Nath

      Merci beaucoup Didier. Votre philosophie du voyage au long cours me plaît bien (même si pour moi elle n’est pas envisageable niveau professionnel) : moi non plus je n’arrive pas à bloguer en voyage, j’ai toujours mieux à faire !

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  20. Virginie c.

    Je suis complètement d’accord avec toi, car je suis aussi très bien chez moi! J’ai quitté ma region pour vivre ou je voulais : a la montagne! Je n’ai pas envie du tout de changer de lieux… Et même, on a beau voyager, on a toujours pas trouvé de lieu qui nous plait plus que chez nous!! on a la chance de profiter tous les Week Ends déjà, alors on voyage quand on peut et on en profite au Max!! 🙂

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    • Nath

      C’est marrant Virginie, ton commentaire, j’aurais pu écrire le même ! Je n’aurais pas pu imaginer vivre un jour entre mer et montagne (mais surtout montagne !) mais maintenant je ne pourrais plus quitter ma région de cœur !

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  21. Jérôme

    J’apprécie ton article car en effet il faut prendre conscience que voyager cela peut être aussi tel que tu le décris et qu’il ne faut pas spécifiquement partir sur une longue durée pour un tour du monde ou être digital nomade. Jusqu’à présent, je voyage par de courts séjours, mon plus long étant de 40 jours sur un road-trip en europe en traversant 12 pays dans l’est mais j’espère malgré tout tenter le style de voyage en visa PVT pour une année ^^

    Il faut un peu tout type de voyage, le plus important c’est de trouver celui qui plaît le plus à chacun et d’être heureux dans sa vie 🙂

    Vive le Voyage 😀 😀
    Le dernier article de Jérôme : La Transnistrie – Quelques heures en pays fantômeMy Profile

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    • Nath

      Un road trip de 40 jours à travers l’Europe de l’Est c’est déjà pas mal ! 🙂 Dans quel pays aimerais-tu aller avec un visa PVT ?

      Répondre
      • Jérôme

        Oui en effet c’est déjà pas mal 🙂 C’est d’ailleurs ce voyage qui m’a donné l’envie de voyager encore plus ^^
        Le Canada dans un premier temps. D’ailleurs l’Ambassade a ouvert les demandes pour les Belges hier, j’ai évidemment sauté dessus et j’attends les nouvelles 🙂

  22. Astrid

    Tu as tout à fait raison et tes mots sont parfaitement justes. Les voyages ne se comparent pas. Chacun trouvera ailleurs ce qu’il est parti y chercher. Et à ceux qui critiquent, laissons-leur libre court, c’est qu’ils n’auront rien trouvé de mieux à faire, ici, ou ailleurs 😉
    Le dernier article de Astrid : Mauritanie : premier voyage, premier amour…My Profile

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  23. Bianca @ La Grande Déroute

    Oh que j’aime ce discours!

    À mon sens, il faut être un voyageur heureux ET un travailleur heureux, peu importe la façon d’y arriver.

    Je suis un peu de tout ça, sans pouvoir me définir dans une case (et c’est tant mieux, j’aime pas les cases): Travailleuse autonome, je suis mon propre patron. Mon travail me permet de travailler un peu de n’importe où et de régler mes horaires comme bon me semble. Mon conjoint, même chose. Il a sa propre compagnie et peut travailler à distance moyennant un chouilla d’Internet potable. Les deux, nous avions des bons boulots bien rangés, bien stables, bien prometteurs, mais comme nous voulions que le voyage prenne une plus grande place dans nos vies et que nous désirions avoir plus de flexibilité et de liberté géographique (pas que pour les voyages), nous avons été attirés par l’entrepreneuriat et le travail autonome.

    Mais…

    Malgré toute la liberté temporelle et géographique dont nous profitons maintenant, nous avons choisi de rendre notre vie «ordinaire» suffisamment extraordinaire pour être autant heureux ici qu’en voyage.

    Nous aimons partir pour des longues périodes de quelques mois, par goût personnel: nous avons la liberté de le faire. Mais nous aimons aussi beaucoup notre « petite vie » ici: nous avons la possibilité d’en profiter aussi et nous le faisons. Tout ça implique un certain lâcher prise sur la stabilité financière et matérielle, mais nous y trouvons notre compte et les enfants ne semblent pas s’en plaindre 😛

    Je trouve dommage qu’on puisse dire de quelqu’un que « c’est dommage de bosser autant toute l’année pour ne profiter que de quelques mois ». L’important n’est-il pas que cette personne soit BIEN et apprécie sa vie? Qu’elle puisse en faire ce qu’elle désire, que ce soit de voyager à temps plein, de partir pour de longue période, ou de s’investir dans un travail qu’elle aime et profite de ses vacances pour voyager pour des durées qui lui conviennent, dans des endroits qui lui plaisent? C’est tout ce qui compte à mon avis: avoir le culot de faire de sa vie ce qu’on en désire,

    Répondre
    • Bianca @ La Grande Déroute

      J’ai appuyé sur envoyer trop rapidement… Bref!

      Faire de sa vie ce qu’on en désire, l’apprécier, en profiter comme on l’entend. Certains préfèrent la stabilité, les courts voyages, certains adorent leur boulot et ne le quitterait pas, d’autres préfèrent bourlinguer à temps plein et vivre une vie nomade. D’autres, comme moi, se situent entre les deux. N’est-ce pas là toute la beauté des variations de la vie? 😉

      Au plaisir!

      Répondre
      • Nath

        Bonjour Bianca,

        Merci pour ce témoignage détaillé. Le travail autonome est, il me semble, la meilleure solution pour pouvoir éviter d’être enfermé dans une case (moi non plus je n’aime pas les cases !) et pour pouvoir passer d’un voyager au long cours à une échappée belle en passant par un week-end express et alterner avec des périodes de »repos » !
        Profite bien de ta liberté temporelle et géographique, elle n’a pas de prix !

  24. Maman Globe-Trotteuse

    Intéressante réflexion Nath…Je bourlingue sur 6 continents avec ma marmaille, mais depuis le Québec où se trouve notre port d’attache…Moi, j’écris que je voyage en dilettante tu vois…toutefois, je dois avouer que je suis de celle qui en a plaqué pas mal pour vivre à fond un mode de vie basé sur les voyages…L’important, c’est d’y aller avec ses besoins et voilà! Bises xxx Maman Globe-trotteuse.com

    Répondre
    • Nath

      Je viens d’aller jeter un oeil à ton blog Maman Globe-Trotteuse : impressionnant ! Quand je pense que certains disent que les voyages c’est fini le jour où on a des enfants ! lol Merci de ton passage sur mon blog 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  25. Nathalie

    « Article vraiment intéressant! Tu as l’art de nous faire réfléchir! Et c’est un plaisir aussi de lire les commentaires! Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, je dirais que chacun fait ses choix en fonctions de sa personnalité et de sa situation personnelle et professionnelle, et que tout ça évolue avec le temps! A 25 ans, je n’aurais jamais imaginé être expatriée dans des pays différents, faire des voyages à l’autre bout du monde et encore moins partir pour un an de tour du monde! Et pourtant, j’en suis là dans cette évolution et le voyage est devenu central dans ma vie,. Mes priorités et mes aspirations tournent autour du voyage. J’ai l’impression d’avoir trouvé ma voie mais c’est la mienne et j’ai bien conscience que ce n’est pas la vie rêvée pour beaucoup! J’admire beaucoup (sincèrement!) ceux qui s’ épanouissent sur la durée dans un travail, une région, ceux qui ont de la persévérance pour développer un projet perso ou pro, ceux qui peuvent
    gérer une vie de famille, des passions et un boulot….Tout ça, j’en suis vraiment incapable aujourd’hui à plus de 40 ans. La stabilité et la répétition sont sources d’angoisse. Je me sens bien dans le changement, la découverte permanente! J’essaie de l’assumer et d’en tirer du positif! Je ne juge vraiment pas ceux qui ont une vie plus « classique » que la mienne. Par contre, je ne supporte pas ceux qui se plaignent en permanence de leur vie et qui ne font rien pour l’améliorer! La vie est courte et on doit tous assumer ses choix, sa vie sans jérémiades stériles! On a toujours des moyens d’action sur sa propre vie! Je m’arrête sinon je vais déborder du sujet! 😉 Merci encore Nath d’ouvrir les discussions! 🙂 « 

    Répondre
    • Nath

      Bonsoir Nathalie,
      Merci beaucoup pour ton témoignage 🙂 Tu soulignes un point important : les envies de voyage peuvent évoluer avec le temps, dans un sens comme dans l’autre. Il est également important de ne pas se voiler la face sur le sens qu’on veut donner à sa vie et ne pas se cacher derrière un agaçant « tu as de la chance… » Même si on considère la chance comme un facteur orientant la vie qu’on a, elle n’est pas le seul paramètre. Et parfois la chance il faut la provoquer !

      Répondre
  26. Rachel @ Blog voyage Découverte Monde

    Bel article Nath!

    Je trouve tout à fait juste le commentaire de Aurélie que nos besoins peuvent changer aussi au fil du temps. Un moment on ressent le besoin de se poser et à d’autres moments celui de partir pour plus longtemps. L’important est de respecter ses envies et je crois que ce que les nomades digitales ou les tourdumondistes disent c’est un peu que si tu en as marre, largue les amarres hehe. Le plus grand péché serait de demeurer dans quelque chose qui te convient pas. Alors si tu aimes ta vie un peu plus sédentaire et que tu ne râles pas tous les matins en allant au boulot, garde cette formule.

    Mais je comprends très bien cette mode de tour du monde… c’est clair que ca attire beaucoup plus sur la toile que nos voyages intermittents. Les lecteurs qui les suivent (dont je fais partie) on sait qu’on aura du nouveau contenu presque tous les jours. Ça devient un peu comme un téléréalité tellement on suit leurs aventures au quotidien dans un ordre chronologique.

    Quand on est blogueur et voyageur intermittent, c’est plus difficile de garder la flamme allumée des lecteurs. Les voyages ne se suivent pas..on a pas du contenu neuf à mettre tous les jours sur les réseaux sociaux de choses qu’on vient de faire. Il y a de grands espaces autant temporels que géographiques dans nos récits et publications sur nos réseaux. Mais souvent il y a de bonnes chances qu’on perdure plus dans le temps, surtout si nous sommes constants dans nos voyages.

    Moi je voyage 4 fois par an à l’étranger, ce qui est déjà pas mal. Sans compter mes escapades. J’ai déjà fait des voyages de 4-5 mois, et je prévois un voyage long cours d’une année en 2018, une sabbatique à mon boulot. Je ne perdrai rien ici, ni mon condo, ni mon boulot. C’est une possibilité que je peux me permettre. Mais le tour du monde, ça je le ferai sur ma vie 🙂 Car je ne pense pas arrêter de voyager de si tôt et j’espère pouvoir faire découvrir le monde aux lecteurs qui auront su être patients. Une communauté qui ne me suivra pas seulement une année, mais sur plusieurs années. À chacun sa formule 🙂

    Merci pour ce texte différent qui amène une belle réflexion.

    Répondre
    • Nath

      Bonsoir Rachel,
      Merci de venir livrer ici ton témoignage 🙂
      C’est vrai qu’on n’a pas de contenu à publier chaque jour mais en même temps, quel lecteur a le temps de suivre tous les jours un ou plusieurs blogs ? Perso il y a plein de blogs voyage que j’aime mais que je n’ai pas le temps de visiter chaque jour. Alors si ces blogueurs ne publient qu’un article par semaine, ça me va bien, je ne me sens pas envahie par un « trop-plein » d’articles. Je préfère publier peu mais régulièrement.
      Tu voyages 4 fois par an, oui, c’est plus que pas mal je dirais ! 🙂 Et effectivement à chacun sa formule, sa façon de voyager en fonction de ses envies : aucune obligation, aucune vérité unique, juste la liberté d’être en phase avec soi-même !

      Répondre
      • Rachel @ Blog voyage Découverte Monde

        Hehe je ne parlais pas de publier sur le blog chaque jour.. ouff même vouloir j’en serais incapable 🙂 Je voulais dire sur les réseaux sociaux. Les gens en tour du monde peuvent partager à tous les jours plein de nouvelles choses qu’ils ont fait durant leur journée. Ca permet aux gens de suivre leur aventure. Par exemple Lydiane autour du monde. Sa page fait fureur sur facebook. Toujours du nouveau contenu. Disons qu’en tant que voyageurs intermittents c’est un peu plus difficile d’amener ce côté évasion à tous les jours. Mais bon, disons qu’il faut un peu plus innover 🙂
        Le dernier article de Rachel @ Blog voyage Découverte Monde : L’Ouest canadien – Mon itinéraire et voyage à travers le CanadaMy Profile

      • Nath

        Ah tu me rassures ! lol Je ne connaissais pas Lydiane autour du monde, effectivement sa page décoiffe ! Dur d’en faire autant en tant qu’intermittent du voyage !

  27. Sarah

    Bonjour Nath,
    Je trouve que tu as une très bonne approche dans cet article, et le message passe bien. Bravo !
    Chacun voit sa vie comme il l’entend. Pour ma part, j’adore voyager, mais ce qui me rend heureuse avant tout, c’est de vivre dans un pays qui n’est pas le mien, me confronter à une culture différente au quotidien. C’est complètement différent d’un « simple passage ». J’ai donc choisi l’expatriation. 🙂
    Moi aussi je peux le dire : 5 semaines de vacances, chanceuse ! Haha 😀
    J’ai fait mon choix ! Moins de vacances, mais ma vie est ailleurs, et c’est ce qu’il me plait.
    Déménager n’est pas quelque chose qui me fait peur, j’en suis à mon 12ème peut-être ? Je ne les compte plus…
    Profites bien de tes voyages !

    Répondre
    • Nath

      Bonsoir Sarah,
      Merci du compliment 🙂
      Ah j’aime bien avoir des points de vue différents et tu es la preuve que chacun a sa façon de voyager en fonction de sa personnalité ! Je vais aller voir où tu es allée t’expatrier ! Suis curieuse ! 😉

      Répondre
  28. Estelle

    Ah je me retrouve tout à fait dans cet article. Je ne m’étais jamais considérée comme intermittente du voyage mais ça me convient. Moi aussi je travaille pour mériter mes congés payés, mes RTT et nous partons une semaine à Nöel + chaque week-end de Pont + un grand voyage de 4 semaines en été et ce rythme nous convient parfaitement. ça nous laisse le temps pour prendre du recul sur le dernier voyage et commencer à rêver sur la prochaine destination. Cet article fait du bien car en effet, en lisant tous ces blogs de tourdumondistes, on souffre un peu du complexe d’infériorité mais on ne devrait pas. Chacun sa vie et chacun ses choix. Merci

    Répondre
    • Nath

      Merci de ton commentaire Estelle. Oui j’avais écrit cet article dans cet esprit-là : déculpabiliser… le voyage n’est pas une compétition !

      Répondre
  29. stefan cv

    C’est vrai que voyager au long court et travailler de n’importe où n’est pas fait pour tout le monde. Mais des fois, c’est le fait de ne pas faire comme tout le monde qui excite et qui fait rêver et c’est pour cette raison que l’on a cette image de « faire le tour du monde », c’est mon rêve.

    Après avoir testé l’intermittence du voyage et le long voyage au long cours, je peux dire que les deux se valent ça dépend de vos objectifs.

    Répondre
    • Nath

      « Faire le tour du monde » est effectivement quelque chose d’excitant, une grande aventure, un truc hors du commun et c’est pour cela que beaucoup en rêvent…
      Dans quel cas préfères-tu le voyage au long cours et dans quel cas le voyage par intermittence ?

      Répondre
      • stefan cv

        Avant de partir en tour du monde, j’ai fait 3 à 4 voyage en intermittence pendant 3ans. Certains de ces voyages m’ont permis de faire du repérage pour mon prochain tour du monde du monde, j’ai passé par exemple 10 jours au Pérou et 10 jours en Bolivie dans un même voyage ou encore une semaine au Brésil dans un autre.

        Je suis plus voyage en intermittence en mode « Vacances » que voyageur où je me permets plus de liberté par rapport aux budgets.

      • Nath

        Effectivement le voyage en intermittence peut permettre de faire du repérage pour un tour du monde.
        Tu veux dire qu’en termes de budget, tu fais plus attention lors d’un tour du onde que lors de voyages en intermittence ?

  30. Aurélie

    Il n’y a pas de vrai ou de faux voyageur, il y a simplement des gens qui font au mieux entre leurs envies, leurs obligations, leurs peurs, leurs rêves… L’essentiel je crois est de mener la vie que l’on souhaite, et pas la vie que les autres souhaiteraient que l’on mène. Et puis parfois on fait un choix et on se rend compte qu’il ne nous rend pas heureux, alors il ne faut pas oublier qu’on peut le changer… Bref tout ça pour dire que le plus important c’est que ta vie te rende heureuse, toi !

    Répondre
    • Nath

      Merci pour ce joli message avec une philosophie très juste ! Effectivement il faut toujours essayer de faire des choix adaptés à ce que l’on est, et pas pour plaire aux autres ou faire comme tout le monde !

      Répondre

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