Qui n’a jamais rêvé de partir en Afrique ? Qui n’a jamais rêvé de partir à la rencontre des BIG FIVE, d’être aux premières loges d’un spectacle qu’aucun mot ne saurait retranscrire, de pénétrer dans l’intimité de la vie sauvage, de voir les immenses plaines dorées par le soleil, tel un tapis rouge, se dérouler sous ses pieds ?…

Lever du soleil en safari

Mais voilà, pour l’instant, vous ne connaissez de l’Afrique uniquement les documentaires que vous avez vus à la TV ou les images sur papier glacé des livres que vous avez feuilletés dans votre librairie préférée… Et, au moment de franchir le cap et d’organiser votre safari sur ce continent peuplé des espèces d’animaux les plus fantastiques que la nature ait enfantés, vous êtes face à un choix difficile : quel pays choisir ?

Zèbres s'abreuvant

 

À chacun son safari en Afrique

Le Botswana, l’Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie sont à n’en pas douter les 4 destinations les plus réputées pour effectuer un safari.

Si chacune de ces destinations est un paradis de la vie sauvage, vous ne vivrez pas la même expérience de safari selon le pays que vous choisirez. Mieux vaut donc avoir en tête quelques aspects propres à chacun de ces pays, histoire de ne pas se tromper de voyage !

Portrait d'éléphant safari en afrique

Je vais donc vous présenter dans cet article uniquement les parcs les plus célèbres du Botswana, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Kenya, c’est-à-dire là où la vie sauvage est, à priori, la plus riche, la plus dense et la plus extraordinaire. Pour vous aider à bien choisir le pays de votre premier safari, je vous présenterai également les principaux avantages et inconvénients d’un safari dans chacun de ces pays.

Hyènes opportunistes

Le Botswana

Les parcs les plus réputés du Botswana

  • le delta de l’Okavango
  • la réserve de Moremi
  • le parc de Chobe

Girafe

 

Les avantages et les inconvénients d’un safari au Botswana

  • Le Botswana pratique, en matière de tourisme, une sélection par l’argent pour laisser le tourisme de masse à d’autres… Si le principal avantage est de réduire les pressions exercées par le tourisme de Panurge sur l’environnement, le principal inconvénient pour un voyageur est le coût.
    Si vous envisagez le Botswana, et rien que le Botswana, préparez-vous à économiser sur les choses de la vie courante pour mettre des sous de côté car un safari au Botswana exige un budget considérable ! Je vous avouerai que c’est la principale raison pour laquelle j’ai déjà fait un safari en Afrique du Sud, en Tanzanie, et au Kenya mais jamais au Botswana. Non pas que cela ne me titille pas mais…
  • En raison des capacités d’hébergement limitées, il est important de réserver longtemps à l’avance votre safari au Botswana, surtout lors des périodes de forte affluence touristique. Même s’il est possible d’envisager un safari au Botswana en camping en laissant toute latitude à l’improvisation, je ne le conseille pas aux voyageurs débutants : il serait dommage, une fois sur place, de devoir rester à la porte de ces paradis…
  • Maintenant si vous avez réuni le budget pour et si vous êtes prêts à organiser votre safari de longs mois avant le jour J, le Botswana est certainement le must absolu en matière de safari, et si quand on prononce le seul nom de « delta de l’Okavango », des images d’Eden affleurent dans la case « voyage de rêve » de notre cerveau, Nicolas Hulot, avec son émission Ushuaïa, n’y est certainement pas étranger…

Léopard

 

À qui je recommande le Botswana ?

  • Aux touristes à la recherche de prestations luxueuses, de confort et d’hébergements haut-de-gamme pour leur safari
  • Aux jeunes mariés envisageant un safari idyllique pour leur voyage de noces
  • Aux amoureux de la nature en quête de l’ultime expérience en matière de safari.

Pas commodes les buffles !

 

Le Kenya

Le parc le plus réputé du Kenya

  • le Masaï Mara qui est le cadre de l’une des plus grandes migrations terrestres : la migration des gnous.

Duel de gnous

 

Les avantages et les inconvénients d’un safari au Kenya

  • Le Kenya a certainement été le premier pays à sauter sur le juteux gisement financier du safari et sûrement guidé par l’appât du gain, il s’est rapidement ouvert au tourisme de masse. Aujourd’hui, l’industrie touristique du safari au Kenya est bien rodée, ce qui permet aux voyageurs d’organiser rapidement, facilement et pour un coût abordable un safari au Kenya dans de bonnes conditions de voyage.
  • De fait, certains diront que le Kenya et plus particulièrement le Masaï Mara, très prisé et victime de son succès, voient les troupeaux de touristes s’agglutiner autour des animaux comme des abeilles autour du miel…
    Pour avoir passé une semaine dans le Masaï Mara, je peux vous dire que de tels propos sont un peu exagérés. Oh, bien sûr, quand le léopard, animal star de la réserve, fait une apparition, c’est vrai qu’on se retrouve vite entouré d’une dizaine de véhicules. Mais sinon, la plupart du temps, vu l’immensité du Masaï Mara, j’étais souvent seule : seule face à une famille de lions, seule face à un guépard mangeant sa proie, seule à assister au ricanement des hyènes, seule à rencontrer le renard masqué… Donc côté fréquentation, oui, il y a du monde, mais c’est tout à fait gérable croyez-moi, d’autant que j’ai une fâcheuse tendance à fuir les troupeaux de touristes en goguette !
  • Le Masaï Mara étant constitué en grande partie d’immenses plaines dorées, les animaux sont faciles à repérer et à observer, léopard excepté.
  • Gros avantage également, dans le Masaï Mara, il existe une (relative) tolérance de la part des autorités concernant le hors-pistes. Lorsque les chauffeurs-guides repèrent un animal, ils peuvent, dans la mesure de raisonnable et avec un minimum de respect, quitter la piste pour s’approcher à quelques mètres de l’animal : génial pour ceux qui n’ont pas un zoom de paparazzi !
  • Quasiment 100% de chance de voir des lions tant ils sont nombreux à habiter le Masaï Mara !
  • Ayant pris conscience qu’un tourisme massif pouvait avoir des conséquences dramatiques sur l’environnement (et donc sur la manne financière), le Kenya, après avoir vendu son âme au diable, cherche à se racheter une conduite qu’on pourrait qualifier de plus écologique. Il est possible par exemple de dormir dans des camps de tentes en toile avec un impact minimal sur l’environnement, camps qui offrent une fabuleuse proximité avec la nature, de jour comme de nuit.

Clan de lions

 

À qui je recommande le Kenya ?

  • Aux voyageurs débutants
  • Aux voyageurs ayant peu de temps à consacrer à la préparation et à l’organisation d’un safari
  • Aux amoureux de la nature et aux chasseurs de belles images

Deux rhinocéros blancs

 

La Tanzanie

Les parcs les plus réputés de la Tanzanie

  • Le parc du Serengeti qui est un prolongement du parc du Masaï Mara au Kenya et est également le théâtre de la grande migration des gnous
  • Le cratère du Ngorongoro, véritable arche de Noé, classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Cratère du Ngorongoro

 

Les avantages et les inconvénients d’un safari en Tanzanie

  • Un safari dans le Serengeti est, somme toute, assez comparable à un safari dans le Masaï Mara.
    Certains mettront en avant le caractère plus authentique et le coût plus élevé d’un safari en Tanzanie. Peut-être qu’à prestations égales, c’est vrai…
    Maintenant, si comme moi vous optez pour un camp de tentes safari au Kenya en individuel mais pour un safari en petit groupe avec une agence de voyages en Tanzanie, vous ne verrez pas cette différence : tout dépend de la manière dont vous voyagez !
  • Le Serengeti offre des biotopes très variés : des plaines, des kopjes, de la savane arbustive, des rivières…
  • En Tanzanie, on observe moins ce phénomène de foule agglutinée autour des animaux vedettes qu’au Kenya. Mais peut-être est-ce dû aussi à la période à laquelle je suis partie : mois de mars pour la Tanzanie, mois d’août pour le Kenya.
  • Si le Serengeti et le Masaï Mara offre des expériences de safari assez similaires, en revanche l’argument qui fait pencher la balance en faveur du Kenya est que le hors-piste est toléré alors qu’en Tanzanie, non ! Du coup, si vous repérez un animal ou une scène de vie sauvage à 50 m, vous devrez malheureusement vous contenter d’une boule de poils minuscule dans l’objectif de votre appareil photo… à moins d’avoir un super zoom ! Et encore le zoom de paparazzi ne suffit pas toujours !
  • À côté du Serengeti, le cratère du Ngorongoro est une expérience extraordinaire à vivre, un miracle comme seule la Nature en est capable…
    La concentration d’animaux qui vit dans ce cratère est tout simplement sidérante. Fauves et herbivores semblent vivre dans cette arche de Noé à l’abri du monde dans un équilibre des plus harmonieux. Étant quasiment à découvert, les animaux sont faciles à observer, ce qui n’est pas pour nous déplaire, au contraire !
  • En revanche, dans un souci de préservation de ce sanctuaire sauvage à l’équilibre fragile, il faut savoir que l’accès au cratère est réglementé et que vous ne pouvez pas rester plus de 6 heures dans cette arche de Noé.

Tribu des zèbres

À qui je recommande la Tanzanie ?

  • Aux voyageurs en quête autant de décors inoubliables que de faune
  • Aux voyageurs débutants
  • Aux photographes ayant un peu d’expérience en photographie animalière
  • Aux amoureux de la nature et de la grande faune

Singe bleu

 

L’Afrique du Sud

Le parc le plus réputé d’Afrique du Sud

  • Le parc Kruger qui jouit d’une renommée internationale qui n’est pas usurpée

 

Petits koudous

Les avantages et les inconvénients d’un safari en Afrique du Sud

  • Le principal reproche fait au parc Kruger est qu’il est plus proche d’un parc aménagé que d’une réserve sauvage. Je vais être franche, pour être allée 2 fois dans le Kruger à des périodes différentes, je trouve ce reproche totalement injustifié ! Si les pistes sont effectivement bonnes, il n’y a quand même pas des pancartes indiquant où voir le lion, où observer des gazelles… on n’est tout de même pas dans un zoo ! Le parc Kruger est différent en termes de biotopes du Serengeti et du Masaï Mara, mais il n’a pas à rougir de ses richesses faunistiques, loin s’en faut !
  • Le parc Kruger compte des concessions privées réservées à une élite en raison de leur coût élevé et de leurs prestations haut-de-gamme. Ces concessions font l’objet de pas mal de polémiques : comme elles garantissent le fait de voir les BIG FIVE, de forts soupçons pèsent sur le fait que les animaux, par des moyens artificiels, seraient plus ou moins incités à se montrer… Je ne m’étendrai pas là-dessus, n’ayant pas testé ces concessions privées aux prestations réservées à des voyageurs d’un autre rang ou à de jeunes mariés en voyage de noces.
  • Les connaisseurs en matière de safari vont peut-être hurler en lisant les lignes qui vont suivre mais personnellement le parc Kruger est, à ce jour, ma plus belle expérience de safari, non pas par rapport aux animaux que j’ai pu voir mais parce que le parc Kruger, contrairement au Masaï Mara et au Serengeti, s’envisage très facilement en indépendant.
  • Si vous optez pour l’Afrique du Sud, boycottez les tour operators et autres agences touristiques, louez une voiture à Johannesburg et filez vers le Kruger ! Croyez-moi, vous ne regretterez pas cette liberté d’aller où vous voulez comme vous voulez dans le Kruger, vous ne serez pas non plus tributaires d’un groupe ou d’horaires rigides d’un programme non-modifiable.
  • Mais mieux encore, être au volant de votre propre véhicule vous procurera cette excitation unique de chercher vous-mêmes les animaux. Vous n’imaginez même pas l’exaltation qui accompagne cette chasse pacifiste et précède l’instant de la rencontre. À chaque fois que votre oeil de lynx débusquera l’une des créatures du parc, votre coeur jouera au yoyo dans votre poitrine et vous ressentirez une sacrée montée d’adrénaline. À l’heure actuelle, je donnerais cher pour ressentir à nouveau cette sensation unique. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai bien plus de plaisir à chercher les animaux par moi-même, plutôt qu’à attendre qu’un guide me les montre du doigt…
  • En raison d’une végétation et de broussailles plus denses qu’au Masaï Mara ou au Serengeti, les animaux sont un peu plus difficilement repérables dans le Kruger, ce qui ne m’a nullement empêchée de voir les BIG FIVE ou même des espèces rares comme le lycaon que je n’ai jamais revu ailleurs depuis. Maintenant, il est vrai que dans le Kruger, la concentration d’animaux est plus faible.
  • Le Kruger peut s’envisager en logeant hors du parc pour les voyageurs petits budgets ou dans le parc qui compte un nombre assez conséquents de camps de conforts variés à coût raisonnable. Franchement je recommande vraiment de dormir dans l’un de ces camps en hutte ou en bungalow et de profiter du plaisir de se faire son petit barbecue le soir après une longue journée de safari…

Camp du Kruger

 

À qui je recommande un safari en Afrique du Sud ?

  • Aux voyageurs indépendants
  • Aux voyageurs petit budget
  • Aux routards appréciant un confort catégorie intermédiaire
  • À tous ceux qui ne renonceraient à leur liberté pour rien au monde
  • Aux photographes amateurs
  • Aux familles avec enfants

Guépard

 

Vous l’avez compris, malgré l’aura qui entoure le Masaï Mara, le Serengeti ou le cratère du Ngorongoro, mon coeur penche fortement en faveur du parc Kruger. Chacun de ces pays offre des expériences de safari différentes, toutes inoubliables, mais en fonction de votre profil de voyageur, votre coeur ne penchera pas forcément en faveur du même pays que moi.
Donc, avant de céder à l’appel de la vie sauvage, prenez le temps de bien réfléchir à ce dont vous avez envie.

Nathalie dans un véhicule de safari

 

2 petites précisions concernant le cadre d’un safari en Afrique

Le Botswana, le Kenya, la Tanzanie et l’Afrique du Sud ont d’autres parcs qui valent le détour et d’autres points d’intérêt mais j’ai volontairement choisi de ne vous présenter que les Musts.
Quant aux pays dans lesquels il est possible de faire un safari, j’ai choisi de me borner aux 4 destinations les plus demandées mais il est évident que si vous souhaitez sortir des sentiers battus, d’autres pays sont prêts à vous ouvrir leurs portes : la Namibie, la Zambie, le Zimbabwe pour n’en citer que quelques-uns.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Oui, je veux un lien vers mon dernier article !