On est le 3 décembre… Déjà une semaine que la neige est tombée là-haut sur les sommets du Mercantour. Je le sais, je les vois tous les matins mes montagnes lorsque je vais au boulot. Et tous les matins depuis 1 semaine, c’est pareil… Elles me narguent avec leur sublime chapeau blanc déchirant l’azur. J’ai beau avoir être adulte, je ferais bien l’école buissonnière juste pour aller marcher dans la NEIZZZZE ! Là-haut, là-haut… Une semaine que chaque matin en regardant dans le rétro, je ferais bien demi-tour… Je ronge mon frein… Attendant le week-end avec l’impatience d’une gamine guettant l’arrivée du Père Noël ! Je sais, je suis dingue mais la montagne m’appelle !

montagnes enneigées Estenc

Yes, samedi c’est rando raquettes !

Enfin le week-end tant attendu, destination Estenc. Pourquoi Estenc ? Car je sais qu’il y a suffisamment de neige et assez bas pour ne pas être obligée de me taper les raquettes à neige sur le dos pendant une partie de l’ascension. Mais aussi parce que c’est l’un des coins les plus sauvages, bien moins fréquenté que le Boréon par exemple.

Je pars aux aurores, enfin un peu plus tard, car j’ai quand même un mal de chien à être sur le pied de guerre de bonne heure le week-end. J’ai perdu l’habitude de la rando raquettes en début de saison hivernale : les journées sont courtes et pour éviter une descente à la frontale, pas question de choisir l’option grasse mat’ !

Arrivée à destination, je saute de voiture. Et là, aïe aïe, ça pique ! Le froid est vicieux et profite de ma désorganisation de début de saison – c’est dingue comme on perd les bons réflexes – pour me congeler direct sur place. Limite j’ai l’impression d’être cryogénisée sur place, moi qui ai tant l’habitude des températures estivales de la Côte d’Azur en pleins moins d’hiver !

Je me reprends vite. Pas question de traîner ! Enfilage des raquettes et hop, c’est parti ! Après quelques pas avec la démarche hésitante d’un pingouin sur la banquise, je retrouve mes sensations.

lever du jour Estenc

Le soleil se lève sur les montagnes inondant les sommets d’une lumière dont je ne me lasserai jamais. Il n’y a personne. Le secteur est peu fréquenté en début de saison. Pas un bruit si ce n’est le chuintement de mes raquettes qui commencent à retrouver leur rythme de croisière. Heureusement quelqu’un a eu la bonne idée de passer avant et je n’aurai pas à souffrir comme une otarie pour faire la trace !

trace animal neige
J’ai choisi d’aller vers le col de la Boucharde parce que je la connais et que la vue, à partir d’une certaine altitude, est juste exceptionnelle.

Le territoire protégé des Tétras-Lyre. Les cabanes de Sanguinière. La remontée dans le vallon. Les souvenirs, les émotions, tout se bouscule dans ma tête. J’avance. Je sais que je n’irai pas jusqu’au col : cela ferait trop de dénivelé pour une première, et je ne suis pas suffisamment connaisseuse pour évaluer les risques avec une neige fraîchement tombée.

J’ai juste envie de me faire plaisir. Me vautrer dans la neige comme une gamine qui découvre la neige pour la première fois. M’asseoir les fesses dans la neige pour pique-niquer face au soleil. Le cerveau en mode off pour mieux contempler la magie de la montagne.

première rando raquettes

Rando raquettes : le début d’une longue série !

Quand on aime marcher, monter, descendre, la rando raquettes devient vite addictive ! Sitôt redescendue – en fait non pas sitôt car j’ai une fâcheuse tendance à traîner pour profiter un max de la journée – je pense déjà à revenir, pas dans des mois mais la semaine prochaine parce que j’ai cette chance incroyable de vivre sur la Côte d’Azur et qu’en moins de 2H, je peux me retrouver à 2 000 m d’altitude, là où le bourdonnement affolé de la ville ne monte pas, là où le silence régénère les cerveaux comprimés de stress.

Les randos raquettes, j’aime tellement ça que je pourrais me faire greffer des raquettes au bout des pieds en faire tous les jours ! Je connais déjà pas mal de sublimes endroits enneigés mais il m’en reste tellement à découvrir !

Si vous ne connaissez pas la Côte d’Azur, je vous laisse avec quelques images de paysages et d’ambiances de ma rando raquettes que vous n’auriez probablement pas spontanément associé à la French Riviera !

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A propos de l'auteur

Salut, moi, c’est Nath’, je suis une intermittente du voyage, chasseuse d’images addict aux grands espaces et à la faune sauvage. ICI je vous emmène AILLEURS pour rêver, farnienter, lézarder, barouder à la rencontre de notre monde, vous venez ?

6 Réponses

  1. Sylvie

    Tes photos sont justes sublimes ! Tout ce que j’aime ! J’ai découvert tardivement le plaisir de la marche en raquettes et j’adore ! Et après avoir profité du soleil d’Afrique du Sud (mon nez s’en souvient encore…) qui me manque déjà, j’ai soudain une furieuse envie de neige aussi ! Mais ici il n’en tombe jamais, et la montagne c’est loin de chez moi ! Snif !!! Je connais non pas la côte d’Azur mais le Mercantour en été, et j’espère vraiment avoir le plaisir de le découvrir ainsi raquettes au pied en hiver… En attendant, merci pour ce merveilleux partage qui me fait rêver !

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    • Nath

      Merci Sylvie 🙂 Je suis sûre que tu auras un jour l’occasion de découvrir le Mercantour sous la neige !
      Hâte de te te lire sur l’Afrique du Sud ! 😉 Oui je sais j’insiste ! 😉

      Répondre
      • Sylvie

        Eh bien comme tu n’es visiblement pas la seule, ça me booste pour m’y mettre le plus vite possible ! Pendant ou juste après les vacances de février j’espère 😉

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