Comment aller à Saint-Augustin ? 2 options principales à partir Antananarivo, la capitale :

 

  • La première qui est la plus simple, la plus rapide mais aussi la plus onéreuse : vous pouvez opter pour un vol Antananarivo-Tuléar, ville située à environ 37 km de Saint-Augustin, avec la compagnie Air Madagascar. Puis, soit vous prenez le camion-brousse, soit vous prenez un taxi particulier pour rejoindre Saint-Augustin.
    Bon à savoir : si vous avez effectué votre vol international avec la compagnie Air Madagascar, vous bénéficiez d’une réduction de 50% sur les vols domestiques, ce qui vous permet de réduire de manière significative vos coûts de transport à l’intérieur du pays, surtout si vous avez décidé de vous rendre, au cours de votre voyage, dans différentes régions de Madagascar éloignées les unes des autres.
  • La seconde consiste à emprunter la RN7 d’Antananarivo à Tuléar, soit en taxi-brousse, soit en 4X4. Comme il permet d’avoir un bel aperçu de la diversité des paysages de l’ïle Rouge, cet itinéraire classique de 900 km, idéal pour une première découverte du pays, est proposé par la plupart des agences de tourisme. Bien entendu, le but n’est pas de descendre d’une traite sur Tuléar mais de vous arrêter à Antsirabe, Ambositra, Ranomafana, Fianarantsoa, Ambalavao, dans le parc de l’Andrigitra et de l’Isalo avant de gagner Tuléar, puis Saint-Augustin.

Si le trajet est pittoresque en taxi-brousse et vous permet d’être en contact avec les malgaches, ayez bien conscience néanmoins qu’il vous faut être prêt à accepter l’inconfort, d’éventuelles pannes et retards sur les horaires prévus, d’autant que la RN7 est une des plus belles routes du pays, elle n’a rien à voir avec les Nationales et autres voies rapides de chez nous !

Camion-brousse

 

Saint-Augustin, petit village authentique

Saint-Augustin est un petit village vezo, posé au bord de l’océan, où le temps semble s’être arrêté, où le tourisme de masse n’est pas venu dicter sa loi, où les resorts n’ont pas défiguré le paysage, où le high-tech est une espèce encore non-identifiée, où on vit presque coupé du monde et de la civilisation moderne.

Village de Saint-Augustin

Du coup, ce petit village d’un autre temps suscite 2 types d’impressions en vous, voyageur :

  • Soit vous adorez cette atmosphère paisible loin de la vie urbaine trépidante et vous vous ressourcez en appréciant d’être ainsi coupé du monde pour quelques jours, en profitant pleinement de ne pas devoir répondre dans l’heure aux appels et autres e-mails…
  • Soit vous ressentez un profond ennui provoqué par le sentiment qu’à Saint-Augustin il n’y a pas grand chose à faire, pas de bar ou de restaurant animé où passer la soirée, pas d’endroits festifs…

Tout dépend de vos attentes !

Au coeur du quotidien des malgaches

Lorsque vous arriverez à Saint-Augustin, ne vous étonnez pas d’entendre des « Bonjour, Vazaha ! » fuser de toutes parts ! En malgache, le Vazaha désigne l’étranger, le blanc de peau qui attire la curiosité des enfants du village. Vous verrez, à Saint-Augustin, la population est particulièrement ouverte et accueillante. Vous aurez du mal à passer inaperçu : les enfants, dès qu’ils vous aperçoivent, courent vers vous, fier de vous dire un mot en français. Et une chose qu’ils adorent : être pris en photo pour après se voir sur l’écran de votre appareil !

Enfants aimant les photos

Le village, aux allées en terre battue, bien que très étendu, se compose en majeure partie d’habitations sommaires, ne dispose que de 2 ou 3 minuscules épiceries et gargotes, d’un petit marché, d’une église et d’un CLEF (Centre Locaux d’Échanges Francophones) où j’ai d’ailleurs été bénévole pendant 3 semaines.
Les véhicules les plus courants dans le village sont des charrettes tirées par des zébus et le camion-brousse dont le départ et l’arrivée constituent l’attraction locale : chargement maximal et en tout genre garanti ! Ne vous étonnez d’ailleurs pas si vous empruntez le camion-brousse de faire le voyage en compagnie de poules caquetant et de poissons fraîchement pêchés ! Quelques voitures et taxis particuliers arrivent bien jusque là mais ce n’est guère chose courante !

Zébu tirant une charrette

Si, comme dans beaucoup d’autres endroits du Pays, les habitations sont des huttes en paille, avec au mieux des murs en dur, et si la pauvreté est visible, les villageois, grâce à l’océan et à la pêche, ont là de quoi assurer un minimum leur subsistance. Néanmoins, attention, je n’ai pas pour autant dit que les villageois avaient des revenus suffisants pour vivre car malheureusement, ce n’est pas le cas…
En effet, mon cœur s’est serré plus d’une fois en voyant que les enfants avaient des chaussures trouées, des tee-shirts qui avaient déjà vécu plusieurs vies, qu’un sourire grand jusqu’à leurs oreilles se dessinait sur leur visage quand je leur offrais un beignet…

Enfants du village

 

Le petit marché de Saint-Augustin

Tous les jours pendant 3 semaines (durée de ma mission à vocation solidaire), matin et après-midi, je traversais le petit marché du village pour aller du Longo Mamy au CLEF où je travaillais. Bien sûr ce petit marché n’a rien à voir avec la débauche de couleurs, de saveurs et d’odeurs des marchés asiatiques mais néanmoins, j’adorais m’y attarder pour y observer les habitudes…

Marché de Saint-Augustin

Avant l’arrivée des enfants le matin et l’après-midi, j’aimais m’asseoir au « comptoir » d’une petite gargote bordant l’allée principale pour prendre un petit café en m’imprégnant de l’atmosphère « mora mora » (« doucement, doucement »), j’aimais acheter quelques fruits à une villageoise, regarder la cuisson des beignets et des pommes de terre…

Nathalie au marché de Saint-Augustin

Évidemment le fait que j’ai fait partie du « paysage local » pendant plusieurs semaines et le fait que beaucoup savaient que j’étais la Vazaha qui travaillait au CLEF avec les enfants, a sûrement facilité grandement le contact mais sincèrement, je pense que le marché offre la meilleure opportunité de rencontre avec les villageois.

Vendeuses sur le marché

 

À faire aux alentours de Saint-Augustin

Pour ceux qui pensent qu’à Saint-Augustin il n’y a rien à faire, sachez que si vous y passez quelques jours, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • une belle balade le long de la rivière
  • une sortie en pirogue dans la mangrove peuplée d’oiseaux
  • une virée d’1 ou 2 jours à Sarodrano , qu’on atteint par la mer en pirogue, avec un passage obligé par cette adresse incontournable : « Chez Andrea »
  • une virée de 2 jours à Anakao qu’on rejoint aisément par la mer
  • une excursion en pirogue à Nosy Ve (à ne pas confondre avec la très célèbre Nosy Be), île vierge, lieu de nidification des Paille-en-Queue, et ourlée d’une plage de sable dorée…

Autrement dit, vous avez largement de quoi remplir vos journées ! Si ces excursions ont aiguisé votre curiosité, vous pourrez retrouver
prochainement des articles qui leur seront consacrés !

À Saint-Augustin, on retrouve le goût des choses simples, on redécouvre l’essentiel, on prend le temps de vivre, on gaspille le temps sans complexes !

Vendeurs de beignets

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