Aujourd’hui, je suis extrêmement enthousiaste d’accueillir sur La Terre sur son 31 un voyageur animé par un projet hors-du-commun, un voyageur qui s’est lancé un défi personnel à atteindre : un tour du monde unique en son genre ! Mais le mieux c’est que je le laisse lui-même vous parler de son aventure exceptionnelle…

Bonjour Florent, bienvenue sur le blog et un grand merci d’avoir accepté cette interview.

Peux-tu nous dire qui tu es ?

Natif de Chalonnes Sur Loire, dans le Maine-et-Loire, proche d’Angers, je suis venu dans les Alpes, et plus particulièrement en Haute-Savoie, en 1987, pour y exercer ma profession de cuisinier. J’ai alors effectué un certain nombre de saisons en vallée de Chamonix, puis dans d’autres stations des Alpes, mais également en Corse. J’habite désormais aux Houches, en Haute-Savoie, à l’entrée de la Vallée de Chamonix.

Floret Guillarme

 

Ton grand voyage s’appelle « 7 sommets pour 1 défi » : en quoi consiste-t-il ?

7 sommets pour 1 défi, c’est tout d’abord un challenge, initié par l’alpiniste américain Richard Bass, avec pour objectif l’ascension du plus haut sommet de chaque continent. Cet américain parviendra au bout de ce projet le 30 Avril 1985, en atteignant le sommet de l’Everest. Depuis, nombre d’alpinistes, amateurs ou professionnels se sont aventurés sur ses traces.

J’ai donc moi-aussi imaginé un jour me lancer dans cette grande et belle aventure… J’ai alors mis tout en œuvre pour réaliser ce beau et grand voyage sur les cimes du monde et découvrir à ces occasions, des contrées sauvages et magnifiques…

Florent Guillarme, sommet du Mac Kinley en Alaska

 

Comment t’est venue l’idée de relever le challenge « 7 sommets pour 1 défi » ?

Après une énième saison en restauration aux Houches, et après de nombreuses rencontres et échanges avec d’illustres alpinistes (la 1ère cordée Suisse à l’Everest en 1952, Reinhold Messner, Sir Edmund Hillary, Jean-Christophe Lafaille, Eric Escoffier, Bernard Muller, Yves Salino…), je parviens au sommet du Mont-Blanc du Tacul, 4248m, en Juin 1991.

En Septembre 1991, je gravis le Mont-Blanc, 4810m. L’ascension de ce sommet réalisée avec le Guide Chamoniard Bernard Muller, fait naître alors en moi, ce projet ambitieux. Quelques mois plus tard, en Juin 1992, je foulais la cime du Kilimandjaro en Afrique… Le rêve devenait réalité.

Sommet du Kilimandjaro

 

Comment te prépares-tu à l’ascension d’un sommet ?

Une expédition se prépare bien entendu, des mois à l’avance.

Entraînement physique, plutôt orienté vers l’endurance à l’effort (randonnée en altitude, course à pieds, marathons, voire même utra-trail, vtt ou vélo de route…) sont la base de cette préparation. Également techniques alpines, indispensables avant tout sommet.

Et puis aussi un suivi médical de non contre-indication à ces pratiques sportives, qui peut aller jusqu’au test en hypoxie.

Approche du Carstensz

 

Quelles sont les qualités indispensables pour ce type d’ascension ?

Comme expliqué ci-dessus, l’endurance à l’effort est primordiale. Mais il faut aussi faire face parfois à des situations stressantes et donc faire preuve d’engagement. Cela s’acquiert avec l’expérience emmagasinée jusqu’alors et dépend de la personnalité de chacun et de ses aptitudes à rester serein, même en situation délicate. Mental, patience et humilité sont aussi des qualités indispensables à avoir pour se lancer dans de telles aventures…

Les relations aux autres prennent aussi beaucoup d’importance dans ce milieu parfois hostile de la Haute-Montagne…Il faut alors composer avec les humeurs de chacun et savoir faire la part des choses lorsque les situations deviennent délicates…

Florent Guillarme aux fourneaux

 

Où en es-tu de tes 7 sommets ?

À ce jour, j’ai réalisé l’ascension de 5 de ces 7 sommets :

  • le Kilimandjaro, 5895m, en Afrique, en juin 1992,
  • l’Elbrouz, 5642m, en Europe, en mai 1993,
  • le Carstensz, 5030m, en Océanie, en octobre 1994,
  • l’Aconcagua, 6959m, en Amérique du Sud, en janvier 1997
  • le Mac Kinley, 6194m, en Amérique du Nord, également en 1997, au mois de mai.

Mac Kinley

 

Précision : pour le Mac Kinley, le sommet sera atteint à la seconde tentative. Un échec en 1994, à 200m du but, m’aura permis de juger de la difficulté de cette ascension en autonomie totale sur le glacier Kahiltna : environ 50 kg d’équipements et de matériels à gérer / personne, répartis entre le sac à dos et la pulka, qu’il faudra transporter, entre la dépose sur glacier à 2000 mètres d’altitude et le sommet.
Le Mac Kinley, d’ailleurs, du fait de sa situation sur le globe, équivaut, physiologiquement parlant, à un 7500m en Himalaya…

Une bonne expérience donc, avant de tenter l’aventure d’un 8000m…

Mac Kinley camp 5

 

Interview passionnante d’un voyageur passionné, non ? Comment, je vous interromps dans votre lecture ?!! Mais c’est pour mieux vous laisser vous imprégner de cette aventure exceptionnelle ! 😉 Vous voulez connaître la suite ?

Rendez-vous demain, sur La Terre sur son 31 pour la 2ème partie de l’interview de Florent !

À demain pour la suite, amis voyageurs ! 🙂

Alaska, glacier Kahiltna

A propos de l'auteur

Salut, moi, c’est Nath’, je suis une intermittente du voyage, chasseuse d’images addict aux grands espaces et à la faune sauvage. ICI je vous emmène AILLEURS pour rêver, farnienter, lézarder, barouder à la rencontre de notre monde, vous venez ?

2 Réponses

    • Nath

      Tu m’étonnes, c’est un défi d’une vie ! J’espère vraiment que Florent arrivera à gagner son challenge !

      Répondre

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