« Ne consommez pas d’aliments crus, légèrement bouillis ou rôtis
Ne dégustez surtout pas de crème glacée
Évitez les fruits de mer
Boycottez les jus de fruits frais pressés
Ne vous laissez pas tenter par les fruits pré-coupés, les crudités et les légumes crus ou lavez-les avec de l’eau stérilisée
N’allez jamais manger dans les échoppes de rue ou sur les marchés locaux »

Marché en Malaisie

Des règles qui vont à l’encontre de l’essence du voyage

Ces règles d’hygiène alimentaires figurent dans tous les guides de destinations lointaines et incitent purement et simplement touristes et voyageurs à manger dans des restaurants répondant aux standards occidentaux, en faisant planer au-dessus de leur tête la menace de la maladie et du manque d’hygiène.

Marché de nuit en Malaisie

Or, la découverte culinaire fait partie intégrale du voyage. Alors si c’est pour manger notre cuisine bien-aimée, à quoi bon aller à l’autre bout du monde ? Surtout que l’Occident est un tel modèle en matière d’hygiène alimentaire qu’il peut se permettre de donner des leçons au reste du monde, et en particulier aux pays en voie de développement… (sik…)

Franchement, que serait le plaisir du voyage sans la dégustation de ces fruits exotiques sur le marché ? Sans l’envie de goûter ces plats aux mille saveurs inconnues préparées par une petite vieille souriante au visage buriné ? Sans ces légumes biscornus qu’on cuit dans la cuisine commune d’un backpackers ?

Perso, ces règles trop proprettes inscrites dans les guides, je ne les lis plus et je les suis encore moins, rien parce que l’Occident ferait mieux de s’occuper de son assiette avant de se mêler de celles des autres pays !

Resto local en Malaisie

Meilleure est l’assiette d’ailleurs !

Je ne vais tout de même pas m’empêcher de goûter des fruits pas parfaitement ronds, des légumes encore plein de terre, des plats préparés de manière familiale, des fruits de mer et poissons fraîchement pêchés…

Cuisine locale en Thaïlande

Non mais de quel droit l’Occident se permet-il de dicter des règles d’hygiène alors qu’il n’est pas capable de garantir la sécurité alimentaire dans ses propres terres et qu’il nous ment sur le contenu de nos assiettes, juste parce qu’il se délecte de l’argent que les différents lobbying de l’industrie agro-alimentaire lui donne à becqueter, comme un chat se délecterait d’une terrine de Gourmet Kit Kat 4 étoiles…

Echoppe de rue à Hong Kong

Franchement, a-t-on plus de chance de tomber gravement malade en dégustant un plat sur un marché asiatique, africain ou sud-américain ou en avalant à l’aveugle nos plats si parfaits ?

  • Colorants ajoutés pour améliorer l’aspect visuel des aliments
  • Poulet à la dioxine
  • Viande avariée vendue dans une chaîne de restauration connue
  • Steaks hâchés contaminés par la bactérie E.coli engendrant l’hospitalisation d’une dizaine d’enfants
  • Nuggets de poulet contenant 40% à 50% de viande maigre de poulet, le reste étant constitué de sous-produits : nerfs, graisse, vaisseaux sanguins, os broyés et cartilage.

Les exemples montrant comment le consommateur occidental est trompé sont nombreux, tellement nombreux que je suis bien plus confiante lorsque je mange un plat sur un petit marché local en voyage !

Vendeurs de beignets à Madagascar

Alors, en voyage, au diable les bons conseils des guides bien pensants, je garde ma liberté de manger où je veux ! Et entre nous, cher Occident, ne  me demande pas d’enlever ce qui fait le sel de mon voyage alors que tu rajoutes du sel en excès dans tous tes jolis plats reconstitués en vente partout !

Resto de dim sum à Hong Kong

A propos de l'auteur

Salut, moi, c’est Nath’, je suis une intermittente du voyage, chasseuse d’images addict aux grands espaces et à la faune sauvage. ICI je vous emmène AILLEURS pour rêver, farnienter, lézarder, barouder à la rencontre de notre monde, vous venez ?

11 Réponses

  1. Lucie

    Tellement vrai! Gouter tous ces plats fait partie de l’experience et après tout, les gens du pays les mangent bien eux, ca peut pas être si mauvais. Gouter ces plats a l’etranger ca nous fait aussi realiser a quel point les supermarches n’ont pas de saveur pas chez nous…

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    • Nath

      Ça, c’est bien vrai ! Les fruits et légumes surtout ont bien plus de goût là-bas qu’ici ! Ici, ce n’est pas compliqué on a édulcoré toutes les saveurs !

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  2. Fais Ta Valise!

    Je comprends ton point de vue par rapport à ce discours assez ethnocentriste et un peu moralisateur… cependant je fais quand même attention quand je voyage par rapport à la nourriture. J’évite autant que possible les glaçons et les plats dont l’origine me paraît un peu douteuse (viande crue restée longtemps en plein soleil par exemple). Tout simplement car mon estomac d’Occidentale n’est pas habitué à certains germes, et que de tomber malade en vacances, ça gâche quand même un peu le voyage 🙂

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    • Nath

      Bonjour,
      Bien sûr qu’il faut faire attention en voyage mais ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a pas plus de danger de tomber malade là-bas qu’ici ! La différence, c’est que là-bas tu tombes tout de suite malade (parce que tu n’as pas supporté une épice, parce qu’un truc n’était pas assez frais…), alors que chez nous, ce n’est qu’après qu’on découvre qu’on a avalé des substances nocives pour la santé à long terme…

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  3. jeffdepangkhan

    Bonjour de l’ISAN (nord-est de la Thaïlande),
    Bravo et merci pour cet article…Lors de mes voyages, je suis systématiquement tombé malade (et encore malade est un grand mot) en mangeant dans des restaurants soit disant « correct » ! Dans la rue et au marché, nourriture fraîche assurée destinée aux locaux. Jamais les marchands ne vendraient de la « daube » sous peine de voir leur petit commerce péricliter puisqu' »elle » est destinée aux clients du coin qui reviennent tous les jours et en plus, cerise sur le gâteau, ou papaye sur le riz pourrait-on dire, c’est nettement meilleur et gouteux et moins cher ! Encore merci pour ce coup de gueule Nath ! Jeff des rizières…

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  4. Laurent

    Comme toi, je ne respecte pas en effet les règles du « mange pas là, mange pas ça ». L’expérience culinaire fait partie du voyage et comme j’aime en plus traîner dans les bouis-bouis, je grille tous les feux rouges des conseils au voyageur.
    Mais je n’irais pas jusqu’à dire que le risque n’est pas plus élevé qu’avec ce qu’on mange. C’est pas faux qu’on mange un peu de la merde, mais il m’est tout de même arrivé d’être bien malade en voyage, j’ai même fini à l’hôpital au Pakistan (ils étaient adorables soit dit en passant).
    Le risque avec ce qu’on met dans nos assiettes ici est plus difficile à mesurer, car c’est plutôt à long terme avec des produits dont on connait mal les effets secondaires. Mais les giardias, dysenteries, amibes et autres, ça ne court tout de même pas les rues ici bas.

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  5. aubert

    Bravo Nathalie, Cela est tout à fait vrai, en tout cas en ce qui concerne une de mes expériences : durant 6 mois passés en Inde, j’ai mangé durant les 3 premiers mois dans des gargotes, et c’est au cours des 3 mois suivants vécus dans un bel ashram, où on nous servait a « healthy and fresh food » que je suis tombée gravement malade.
    Il me semble que lorsqu’on essaie de trop se protéger, au lieu d’être en contact avec la « Vie », on injecte de la peur dans nos cellules, et on sait bien que la peur, comme toute émotion négative,affaiblit notre système immunitaire.
    Ton attitude me semble très juste : être en contact avec l’habitant, partager son quotidien, ses émotions, et un peu de sa vie.
    Je continue à aller explorer ton blog, passionnant!
    Luna

    Répondre
    • Nath

      Bonsoir Luna,
      Quel honneur pour moi tant de compliments d’une voyageuse comme toi ! 🙂
      Je suis totalement d’accord avec toi : on sur-protège notre organisme qui, du fait, n’est plus capable de se défendre seul…
      Qu’as-tu attrapé comme maladie due à la « healthy and fresh food » ?
      Bonne soirée

      Répondre

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